Covid-19 : port du masque obligatoire pour les professionnels en crèches

18 septembre 2020 à 6h12 par Arnaud Laurenti

Les professionnels des crèches devront désormais porter le masque y compris avec les enfants, a annoncé jeudi Olivier Véran, se basant sur une nouvelle étude qui va permettre dans le même temps "d'assouplir le protocole sanitaire" dans les écoles.

ALOUETTE
Crédit: Capture écran | Twitter | Ministère de la Santé

"Les enfants jeunes sont peu à risque de formes graves et peu actifs dans la chaine de transmission du coronavirus", a déclaré le ministre de la Santé lors d'une conférence de presse, citant un nouvel avis du Haut Conseil pour la santé publique qui doit être publié jeudi soir.

"Les enfants en primaire, maternelle, et crèche sont peu susceptibles de se contaminer entre eux et de contaminer les adultes", a-t-il ajouté. Mais "nous allons renforcer les mesures pour limiter autant que possible les contaminations d'adultes à enfants".

Ainsi, alors que dans les crèches, les assistantes maternelles ne devaient porter le masque qu'en présence des parents, "le port du masque sera désormais obligatoire pour tous les professionnels de crèche, y compris en présence des enfants", a annoncé le ministre, envisageant toutefois des "dérogations" par exemple "avec des enfants présentant des troubles du comportement".

"Ces nouveaux éléments vont nous permettre dans les tout prochains jours d'assouplir le protocole sanitaire dans les écoles et les crèches", a poursuivi Olivier Véran sans autre précision, indiquant que le ministre de l'Education nationale reviendrait sur cette question.

Un enfant testé positif pourrait notamment être placé en quarantaine sans que l'ensemble de sa classe ne soit fermée.

Priorisation des tests

En revanche, le ministre de la Santé n'a pas annoncé de mesures permettant de réduire les délais trop longs pour faire un test ou en avoir le résultat.

"Nous sommes confrontés à de réelles difficultés organisationnelles", a-t-il concédé.

Pour résoudre ce problème, les pouvoirs publics ont déjà défini des personnes prioritaires (les gens qui ont une ordonnance, ceux qui ont des symptômes ou les soignants).

En outre, les tests antigéniques, plus rapides que les RT-PCR actuels, sont désormais autorisés, mais pas pour les personnes avec des symptômes ni les "cas contacts".

Et on attend l'arrivée d'autres tests rapides, les tests salivaires. "Nous attendons de façon imminente l'avis de la Haute autorité de santé" (HAS), a indiqué M. Véran.

Quatre mois après la fin du confinement, la situation est inquiétante. D'abord, le nombre de contaminations en France connaît une hausse régulière (près de 10.000 en 24 heures selon les chiffres de mercredi soir).

Plus préoccupant, cette hausse commence à se ressentir sur les hospitalisations et la réanimation.

(avec AFP)