Creuse: manifestation nationale à Guéret pour la défense du service public

13 juin 2015 à 16h27 par Rédaction Alouette

<p>Quelque 4.000 personnes selon les organisateurs, 2.200 selon la police, ont défilé samedi dans les rues de Guéret (Creuse) pour la défense des services publics, a constaté une correspondante de l'AFP.</p>

ALOUETTE

Quelque 4.000 personnes selon les organisateurs, 2.200 selon la police, ont d�fil� samedi dans les rues de Gu�ret (Creuse) pour la d�fense des services publics, a constat� une correspondante de l'AFP.

A l'appel de la Coordination nationale des Comit�s de d�fense de la maternit� et de l'h�pital de proximit� et de la Convergence nationale des collectifs de d�fense et de d�veloppement des services publics, ce rassemblement a r�uni moins de personnes que celui qui l'avait inspir�, en 2005 �galement � Gu�ret, avec 6.000 manifestants.

Pour le repr�sentant du Front de gauche, Jean-Luc M�lenchon, "s'il y a ce retour en Creuse c'est aussi pour protester contre Fran�ois Hollande, un menteur qui nous a tromp�s au-del� m�me de ce que beaucoup d'entre nous pensaient".

Selon lui, "quand on d�fend ces services on fait autre chose que de d�fendre des bureaux de poste, de l'action sociale, on d�fend une id�e de la vie en commun. Aujourd'hui, la situation est tellement terrible du fait des politiques d'aust�rit� que la nation elle-m�me est menac�e d'�tre d�truite par toutes ces coupes", a estim� M. M�lenchon.

Pour Philippe Poutou, porte-parole du NPA, "le mouvement social a perdu de sa force et doit se reconstruire. Il faut faire tomber les barri�res du mouvement associatif, syndical et politique pour trouver les moyens de militer ensemble".

En plus de la grande manifestation de samedi, o� flottaient les drapeaux de l'ensemble du mouvement syndical, de nombreux d�bats et tables rondes vont se tenir jusqu'� dimanche.

Interrog� sur la possibilit� en France de mouvements similaires � Syriza en Gr�ce et Podemos en Espagne, M. M�lenchon a estim� qu'il "faut rompre avec le vieux syst�me, les vieilles alliances et les histoires pourries de cette nature". "Notre �poque est celle des mouvements citoyens. Ces derniers doivent avoir le dernier mot sur les programmes et les candidatures." Selon lui, "la solution, c'est les masses, le grand nombre. Et pas seulement les appareils de partis".

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(AFP)