Infos

Des petits-déjeuners gratuits à l'école dès la rentrée 2019

23 avril 2019 à 08h59 Par Rédaction Alouette

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer annonce ce mardi le déblocage de 6 millions d'euros pour financer les petits-déjeuners gratuits à l'école. Une mesure en test notamment dans l'académie de Nantes, et qui sera généralisée à la rentrée 2019.

Le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer a pris ce mardi matin son petit-déjeuner dans l'Oise avec des enfants scolarisés en réseau d'éducation prioritaire. 
Cette mesure fait partie des promesses du plan pauvreté, annoncé en septembre dernier par Emmanuel Macron. Elle concernera à terme "100.000 enfants" dans les "territoires prioritaires". 

6 millions d'euros vont être débloqués en 2019 pour financer cette mesure.

Nantes, académie test

L'initiative, déjà déployée dans huit académies, dont celle de Nantes, sera généralisée au mois de septembre à l'ensemble du territoire français.

"L'objectif est de permettre aux enfants de ne pas commencer la journée le ventre vide, de rester concentrés pendant toute la matinée et ainsi d'apprendre dans les meilleures conditions", expliquent les ministres de l'éducation et la secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Santé,Christelle Dubos.

"Cette mesure participe à la réduction des inégalités, dès le plus jeune âge", ajoutent-ils.

Les écoles doivent être volontaires et appartenir à une zone REP (réseau d'éducation prioritaire), REP+ ou quartiers politique de la ville ou encore certaines zones rurales où "le besoin social est identifié".

Le ministère de l'Education nationale pilotera ce dispositif qui sera budgété à hauteur de "12 millions d'euros en année pleine, dès 2020".

Ces petits-déjeuners devront être "équilibrés et de qualité", "servis dans le respect des règles de sécurité et d'hygiène alimentaire", "ouverts à tous les enfants" et "accompagnés d'une action d'éducation à l'alimentation".

Le plan pauvreté -- doté de 8,5 milliards d'euros -- comprend également la cantine à un euro mais aussi le revenu universel d'activité (RUA) qui fusionnera "le plus grand nombre possible de prestations", du RSA aux aides au logement, et dont "l'État sera entièrement responsable", avait annoncé Emmanuel Macron en septembre.

(avec AFP)