Des salariés de GM&S Industry commencent à détruire du matériel

11 mai 2017 à 12h40 par Rédaction Alouette

ALOUETTE

Des salari�s de l'�quipementier automobile GM&S Industry � La Souterraine (Creuse), menac� de liquidation judiciaire, ont commenc� jeudi � d�truire du mat�riel et disent avoir "pi�g' leur usine, pour d�noncer l'attitude des constructeurs fran�ais qu'ils accusent de bloquer les n�gociations de reprise du site.

Les salari�s ont d�truit jeudi matin une presse, qu'ils ont d�coup�e en deux au chalumeau, et vont �craser une autre machine-outil dans l'apr�s-midi, a d�clar� � une correspondante de l'AFP le d�l�gu� CGT de GM&S, Vincent Labrousse.

Selon le repr�sentant syndical, l'usine de La Souterraine a aussi �t� "pi�g�e" � l'aide de bonbonnes de gaz et de bidons d'essence.

"Nous refusons d'�tre balad�s une minute de plus (...) Cela fait six mois que l'on se bat, et nous sommes d�sol�s d'en arriver l�, mais aujourd'hui la menace, c'est celle d'une liquidation pure et simple. Si tel devait �tre le cas, l'usine ne sera pas rendue intacte!", a-t-il dit.

Il s'agit pour les 279 salari�s du site, second employeur priv� du d�partement plac� en redressement judiciaire depuis d�cembre dernier, de faire pression sur PSA et Renault, leurs principaux clients, pour qu'ils s'engagent � maintenir un volume de commandes suffisant.

Sous la houlette du gouvernement, la direction de crise n�gociait depuis plusieurs semaines avec les constructeurs automobiles pour obtenir un engagement ferme sur ces commandes, dont l'ampleur permettrait de d�finir les conditions de reprise par GMD (premier sous-traitant fran�ais de l'emboutissage) qui, � plusieurs occasions, a montr� son int�r�t pour le site industriel creusois.

Mais l'intersyndicale (CGT-FO) de GM&S a annonc� mercredi "l'�chec des n�gociations" de l'usine, dont la liquidation risque d'�tre prononc�e le 23 mai par le tribunal de commerce de Poitiers.

Les repr�sentants des salari�s r�clament � pr�sent une rencontre avec PSA, Renault et le pr�sident Emmanuel Macron, "qu'on nous consid�re comme des interlocuteurs s�rieux."

Renaud Le Youdec, n�gociateur de crise et gestionnaire de transition mis en place par le mandataire judiciaire, a appel� ces constructeurs � "prendre leurs responsabilit�s" pour assurer la p�rennit� du site, parfaitement viable selon lui.

"Je rappelle que depuis mon arriv�e, les syndicats et salari�s ont fait preuve de leur bonne foi: ils ont renonc� � bloquer le site, ils ont accept� le principe d'un plan de licenciement, ils ont m�me accept� de d�panner de mani�re urgente Renault sur des pi�ces d�fectueuses sous-trait�es ailleurs, preuve de leur bonne foi", a-t-il soulign�.