Des soldes "bis" pour aider les commerces à liquider leurs stocks

22 mars 2021 à 8h08 par Arnaud Laurenti

Liquidation hors période de soldes ou compensation financière: le gouvernement étudie deux options pour aider les commerçants à écouler ou financer les stocks importants de marchandises qu'ils n'ont pas pu vendre du fait des restrictions, a annoncé lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

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"Nous travaillons sur deux options, qui peuvent être complémentaires d'ailleurs: la liquidation des stocks qui normalement n'est possible qu'en période de soldes, (...) et puis pour tous ceux pour lesquels l'indemnisation du fonds de solidarité ne serait pas suffisante, (...) voir s'il n'y a pas des compensations financières", a affirmé Bruno Le Maire ce lundi matin.

Il attend des propositions concrètes dans les prochains jours de son ministre délégué aux Petites et moyennes entreprises, Alain Griset.

Traitement au cas par cas

Avec la fermeture de 90 000 commerces décidée par le gouvernement, certains, comme les magasins de vêtements ou de chaussures, se retrouvent avec des stocks de marchandises importants qu'ils peuvent plus difficilement vendre, un poids d'autant plus lourd que leur trésorerie a été largement entamée par la crise sanitaire et les restrictions d'activité mises en place depuis un an.

Bruno Le Maire a toutefois défendu le renforcement des restrictions décidées dans 16 départements, afin de "limiter la circulation des personnes dans les lieux clos".

Il a toutefois confirmé que des adaptations pourraient être faites, alors que les commerçants dénoncent des décisions injustes, entre ceux qui peuvent rester ouverts, comme les fleuristes et les salons de coiffure, et ceux qui ne le peuvent pas comme les instituts de beauté.

"Nous allons regarder chacune de ces situations", a indiqué Bruno Le Maire. "Le plus vite est le mieux", a-t-il ajouté concernant une éventuelle décision du gouvernement.

La veille, Alain Griset avait aussi affirmé que la liste des commerces autorisés à rester ouverts serait regardée "au cas par cas" et pourrait évoluer.

(avec AFP)