Faux billets : un petit-fils de Catherine Deneuve arrêté en Charente-Maritime

17 juillet 2020 à 8h28 par Nicolas Mezil

Un vaste réseau de fausse monnaie lié à l'organisation mafieuse italienne Camorra a été démantelé ce mercredi avec l'arrestation de 44 personnes en Italie, France et Belgique, dont un petit-fils de Catherine Deneuve, a-t-on appris ce jeudi auprès de la police française.

ALOUETTE
Crédit: Archives

Une quarantaine de personnes ont été interpellées en Italie, trois en France et une en Belgique lors de cette opération, baptisée "Nerone", coordonnée par l'agence européenne de police Europol.

Cette opération a permis la saisie de 8 millions d'euros en liquide et 8 millions d'euros de biens, a-t-on ajouté de même source, en précisant que le préjudice était estimé à 10 millions d'euros (valeur faciale des faux billets).

En France, une personne a été interpellée en Charente-Maritime et écrouée dès mercredi. Il s'agit, selon une source proche du dossier, d'Igor Divetain, petit-fils de Catherine Deneuve et Roger Vadim, âgé de 32 ans.

Les deux autres hommes, un Franco-italien et un Italien, l'ont été à Paris. L'un d'eux est proche du chef du réseau, a-t-on ajouté de même source. Ils devraient être écroués également jeudi, en attendant leur extradition vers l'Italie.

Une "production haut de gamme"

L'enquête menée par les Italiens concernait un réseau de fausse monnaie lié à la Camorra napolitaine. Il s'agissait de faux billets de 50 euros essentiellement.

"Depuis quelques années, 90% de la fausse monnaie de qualité provient de l'Italie. La Camorra a une sorte de patente sur ce marché", a commenté le commissaire Éric Bertrand de l'Office central pour la répression du faux monnayage (OCRFM).

Ce réseau est un réseau de grossistes qui vend les faux billets à des semi-grossistes, qui eux-mêmes les revendent, et ainsi de suite. La fabrication d'un billet coûte 20 à 30 centimes et il est revendu 7 euros.

Le réseau produisait "une excellente qualité [de billets] réalisée avec des méthodes d'impression offset, extrêmement sophistiquées", utilisant du papier qui, "bien que non filigrané, présentait des caractéristiques physiologico-morphologiques similaires à celles des billets authentiques, notamment au toucher et à la vue", a précisé le parquet italien de Benevento, près de Naples.

 

 (Avec AFP)