Finistère : une banderole choc affichée à Châteaulin pour alerter contre les féminicides

22 janvier 2020 à 10h08 par Marie Piriou

"Un homme va tuer "sa" femme dans moins de 48 heures" : c'est le message affiché sur la banderole apposée au-dessus de la Maison de la Presse, à Châteaulin depuis dimanche. L'initiative d'une collégienne pour sensibiliser la population contre les féminicides.

ALOUETTE
Le responsable de La Maison de la Presse espère que des décisions politiques seront prises.
Crédit: Alouette

"Un homme va tuer "sa" femme dans moins de 48 heures" : c’est le message inscrit sur la banderole située au-dessus de la Maison de la Presse à Châteaulin. La banderole a été installée le week-end dernier à l’initiative de Leïla, une collégienne qui souhaite s’impliquer dans le combat contre les féminicides. Lorsqu'elle a soumis l'idée à Frédéric Vasseur, le gérant de la Maison de la Presse, celui-ci a complètement adhéré à l’idée : "je trouvais cela intéressant qu'une gamine de 14 ans se positionne sur un sujet comme ça. Cela interpelle obligatoirement et c'est une cause qui me parle aussi bien sûr."

"Ce n'est pas une prière cette banderole"

Pour Frédéric Vasseur, "il y a bien une augmentation des prises de conscience individuelles mais les pouvoirs publics ne bougent pas."

Le responsable de la Maison de la Presse s'est intéressé à la manière qu'avait l'Espagne de traiter ce sujet : "il y a de vraies décisions qui font que le nombre de féminicides a réellement baissé en Espagne. En France, il faut qu'on force un peu nos pouvoirs publics à réagir, ils doivent s'emparer de ce sujet." Avec cette banderole, Frédéric Vasseur veut faire réagir : "Ce n'est pas une prière cette banderole, ce n'est pas une prière pour que tout le monde sache que c'est un problème qui existe. Il faut qu'il en découle des décisions politiques."

Certains clients ont déjà réagi à la banderole, de manière positive et bienveillante. La banderole devrait rester en place durant un mois.