Indre : les salariés de La Halle fixés sur leur sort ce 8 juillet

8 juillet 2020 à 5h38 par Bastien Bougeard

Le tribunal de commerce de Paris doit annoncer aujourd’hui le nom du ou des repreneurs du groupe La Halle. Dans l’Indre, 500 emplois sont menacés et peu importe les issues, des salariés vont perdre leur emploi.

ALOUETTE
Crédit: Capture d'écran - Google Maps

L’épilogue du groupe La Halle va se jouer ce mercredi 8 juillet devant le tribunal de commerce de Paris. Il doit dévoiler les noms des repreneurs pour les magasins. Plusieurs groupes sont sur les rangs dont Lidl et Carrefour. 4 000 emplois pourraient être sauvés sur les 5 400 que compte l’enseigne.

« Nous avons vraiment tout fait pour conserver le plus de salariés »

Autre point de crispation dans l’Indre : les entrepôts logistiques situés à Issoudun et à Montierchaume. Ces deux sites représentent près de 500 emplois directs et ils risquent de fermer. Trois offres ont été déposées auprès du tribunal de commerce. « Le groupe Beaumanoir se propose de reprendre 150 salariés sur le site de Montierchaume. Pour Issoudun, deux offres de reprises ont été formulées, mais peu de salariés vont être repris, entre 15 et 34 » explique Karim Cheboub, représentant CGT au sein de La Halle. Autrement dit, près de 300 salariés indriens pourraient perdre leur emploi aujourd’hui. « Nous avons rencontré la majorité des repreneurs, nous avons poussé jusqu’au bout, mais le contexte était vraiment difficile ». 

Des formations vont être proposées aux personnes licenciées

En revanche, les syndicats ont obtenu gain de cause sur un point, des dispositifs pour faciliter la réinsertion des personnes qui vont perdre leur emploi. « Concrètement, pour les salariés qui vont perdre leur emploi, ils vont se voir proposer des dispositions pour aider une personne à trouver une formation, il peut y avoir une aide à l’obtention du permis de conduire. Il peut aussi y avoir des aides à la création ou la reprise d’une entreprise. L’objectif est vraiment d’aider les salariés à retrouver une activité » détaille Karim Cheboub. La décision du tribunal de commerce de Paris doit rendre sa décision à 14 heures.