Jean Castex dans le Finistère pour évoquer la crise sanitaire et économique

20 novembre 2020 à 7h10 par Arnaud Laurenti

Jean Castex se rend ce vendredi dans le Finistère afin d'évoquer sur le terrain la crise sanitaire, marquée par un timide reflux de l'épidémie, et économique, à quelques jours d'annonces attendues sur des assouplissements du confinement.

ALOUETTE
Crédit: Facebook | Jean Castex

Après avoir visité des hôpitaux à Strasbourg, Saint-Etienne ou encore Lille ces dernières semaines, le Premier ministre est attendu dans celui de Brest en début de matinée.

Des patients d'autres régions

L'établissement breton a la spécificité d'accueillir des évacuations sanitaires venant des régions les plus touchées par l'épidémie, notamment PACA et l'Occitanie, alors que la tendance s'infléchit très doucement à la baisse sur l'ensemble du territoire et que la situation reste tendue.

La Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine sont les premières régions d'accueil des évacuations sanitaires en France, précise un communiqué de Matignon.

Jeudi, 32 345 malades étaient hospitalisés en raison du coronavirus dont 4 653 en réanimation, et 47 127 personnes sont décédées depuis le début de la pandémie.

Échange avec les habitants et commerçants

Jean Castex doit ensuite se rendre à Crozon "pour échanger avec des habitants, des commerçants, et des élus afin de recueillir leurs expériences de cette crise, leurs difficultés, et d'aborder ensemble le soutien de l'Etat, en particulier sur le plan économique", fait savoir Matignon.

L'exécutif est soumis à d'intenses pressions afin d'assouplir le confinement, notamment pour les commerces non-essentiels, en prévision de la période des fêtes. En attendant une prise de parole d'Emmanuel Macron la semaine prochaine, des élus et professionnels appellent à une réouverture dès le 27 ou le 28 novembre, soit avant l'horizon du 1er décembre fixé par l'exécutif.

Mais le sommet de l'Etat s'emploie aussi à tempérer les ardeurs en refusant l'emploi du mot "déconfinement" et en martelant que la levée des restrictions ne pourrait être que "progressive" et dépendante de la circulation du virus.

Enfin, le Premier ministre achèvera sa visite sur la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, l'une des quatre de la Marine nationale, où travaillent 1 200 personnes, afin de "remercier l'ensemble des forces mobilisées dans l'action de l'État en mer".

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s'est félicité jeudi soir lors d'une conférence de presse que le virus "circule moins vite qu'avant la mise en place du confinement" et du couvre-feu, mais a pointé que "la charge sanitaire reste élevée dans nos hôpitaux" et appelé de ce fait à rester "extrêmement vigilants".

(avec AFP)