Le port de Nantes Saint-Nazaire va enquêter sur la faune du site contesté du Carnet

4 novembre 2020 à 9h26 par Arnaud Laurenti

Le port de Nantes Saint-Nazaire a indiqué mardi qu'il mettra à jour ses inventaires de la faune et de la flore présentes sur le site du Carnet, occupé depuis fin août par des manifestants qui s'opposent à un projet dédié aux énergies renouvelables.

ALOUETTE
Crédit: Capture écran | Google Maps

Dans un communiqué, le port explique qu'il "va engager sans tarder cette actualisation qui devrait durer plus d'une année afin de couvrir un cycle naturel complet".

Cette décision fait suite à un avis défavorable rendu par le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), auquel le port était tenu de soumettre "un projet de plan de gestion des espaces naturels du site portuaire du Carnet", précise le communiqué.

Dans son avis, le CSRPN, qui est composé d'une trentaine de scientifiques rendant des avis consultatifs sur la conservation du patrimoine naturel régional, a recommandé de mettre à jour les inventaires "afin de disposer d'une base de connaissance actualisée" sur cet espace situé dans l'estuaire de la Loire.

"Pour mémoire les derniers inventaires de la faune et de la flore du site ont été réalisés entre 2008 et 2012 pour l'essentiel", explique le port dans son communiqué, assurant qu'il est "déterminé à être exemplaire sur ce point et en général pour la transition écologique et énergétique".

"Le contexte sanitaire actuel a reporté sine die les projets d'investissement des entreprises qui auraient pu s'inscrire sur ce territoire", a par ailleurs souligné le port.

"Seules les opérations périodiques d'entretien des espaces naturels, indispensables à la préservation de la biodiversité, seront donc poursuivies dans les mois qui viennent", conclut le communiqué.

Depuis fin août, une "Zad du Carnet" a été mise en place par des opposants à un projet de parc éco-technologique qu'ils estiment incompatible avec la présence de "116 espèces protégées" ou encore les risques de submersion.

Pour l'heure, aucune échéance ni projet précis n'ont été communiqués sur l'aménagement du site qui était initialement une île, par la suite remblayé et devenu le théâtre d'une lutte contre un projet de centrale nucléaire abandonné en 1997.

(avec AFP)