Législative en Indre-et-Loire : Sophie Métadier élue députée de la 3e circonscription

7 juin 2021 à 4h53 par Bastien Bougeard

La maire UDI de Beaulieu-lès-Loches a été élue députée de la troisième circonscription d’Indre-et-Loire ce 6 juin. Elle succède à Sophie Auconie qui a démissionné pour raison de santé.

ALOUETTE
Crédit: Archive

Il n’y a pas eu de suspense pour le second tour de l’élection législative partielle dans la 3e circonscription d’Indre-et-Loire. Sophie Métadier, arrivée largement en tête à l’issue du premier tour, a transformé l’essai en se faisant élire députée de la troisième circonscription d’Indre et Loire avec 63 % des suffrages exprimés. Le second tour a de nouveau été marqué par une abstention très élevée. Plus de 80 % des électeurs ne se sont pas déplacés aux urnes. Elle succède à Sophie Auconie (UDI), démissionnaire pour raisons de santé.

Maire depuis 13 ans

Âgée de 60 ans et Maire de Beaulieu-lès-Loches depuis 2008, Sophie Métadier a commencé la politique sur le tard, à 45 ans. "J'habite dans une ville magnifique. Je me suis dit : « Si tu veux qu'elle soit mise en valeur et que ça bouge, présente-toi ! » , explique-t-elle. Après avoir monté son bureau d'études en urbanisme, elle s'est impliquée dans la vie locale, en prenant notamment la présidence d'un chantier d'insertion à Loches pendant 18 ans.

Sophie Métadier rejoint le groupe UDI à l’assemblée

Depuis son élection comme maire, elle s'est aussi lancée dans la défense du patrimoine local, en devenant présidente de l'Association des petites cités de caractère du Centre-Val-de-Loire. Elle est aussi vice-présidente de l'association à l'échelle nationale. À Beaulieu-lès-Loches (1.800 habitants), elle se dit fière d'avoir "accompagné la création d'une véritable vie en soutenant les associations" et en œuvrant à la reconstruction du grand clocher en pierre (64 m) de la célèbre église de la commune, en 2016.

Pas « Macron compatible »

Mme Métadier est aussi vice-présidente de la communauté de communes Loches-Sud Touraine, chargée de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et du logement. Elle entre à l'Assemblée nationale avec la volonté de simplifier la vie locale, forte de son savoir-faire d'urbaniste et de son "expérience de l'accumulation de lois" en tant qu'élue locale. Elle y rejoindra le groupe UDI, un parti qu'elle n'a rejoint qu'en 2015, pour "ses valeurs d'ouverture, européennes et d'écologie". Elle ne se définit pas comme "Macron compatible".

(avec AFP)