Les maires de Nantes Métropole lancent une police des transports en commun

5 décembre 2019 à 6h13 par Nicolas Mezil

Les 24 maires de Nantes Métropole ont annoncé mercredi leur intention de créer une "police métropolitaine des transports en commun" composée de 32 agents qui seront chargés de veiller à la sécurité dans les bus et tramways de l'agglomération.

ALOUETTE
Le tramway de Nantes
Crédit: Archives

Cette proposition, qui fait l'unanimité parmi les maires de la majorité et de l'opposition, sera soumise à un vote lors du prochain Conseil métropolitain le 13 décembre.

Entrée en fonction à l’automne 2020

Les maires se sont mis d'accord sur l'intérêt de lancer cette police métropolitaine sans attendre l'échéance des élections municipales.

"Il faut le temps de recruter, équiper, former ces équipes. Cela suppose dix mois", a expliqué dans un communiqué la maire PS de Nantes et présidente de Nantes Métropole, Johanna Rolland, indiquant que cette "nouvelle réponse concrète en matière de sécurité" serait effective à l'automne 2020.

Le maire divers droite de Basse-Goulaine, Alain Vey, a déploré "les incivilités qui ont lieu dans les transports, l'insécurité, les agressions que subissent les chauffeurs, les contrôleurs et bien sûr les usagers".

Le principe de cette police est acté et "il faut qu'on se mette autour de la table maintenant pour bien décliner (...) les objectifs que l'on souhaite mettre dans cette police métropolitaine", a-t-il détaillé à l'AFP.

Une police d’une trentaine d’agents

Composée de 32 agents, la "police métropolitaine" sera constituée de policiers municipaux recrutés par Nantes Métropole, qui prendra en charge l'intégralité du coût, c'est-à-dire la rémunération et l'équipement des policiers.

"La brigade de la police nationale dédiée aux transports en commun doit non seulement être maintenue, mais aussi renforcée. La présence de la gendarmerie, dans les zones qui la concernent, doit également être confortée", indique par ailleurs le communiqué annonçant le lancement de la police métropolitaine.

Le 6 novembre, l'ensemble des transports en commun de l'agglomération nantaise avaient été stoppés pendant une journée à la suite de l'agression d'un conducteur de tramway.

 

(Avec AFP)