Limoges : Poignardé pour un SMS

10 novembre 2020 à 16h24 par Thierry Matonnat

Dimanche soir, un mineur de 16 ans placé dans un foyer de l’enfance de Limoges a donné un coup de couteau dans le dos d’un ami de 19 ans pour une histoire de SMS envoyer à la copine de ce dernier.

ALOUETTE
L'arme utilisée est un couteau type poignard
Crédit: DDSP 87

Selon les enquêteurs de la police de Limoges, dimanche 8 novembre, vers 22 heures, deux mineurs âgés de 16 et 17 ans, actuellement placés dans un foyer de l’enfance de Limoges, sont sortis déterminés de leur enceinte éducative, l’un d’eux hurlant à qui voulait l’entendre, qu’il allait « planter le babtou », expression d’Afrique de l’Ouest désignant un blanc européen.

Une dispute pour un SMS

Les deux jeunes vont alors rendre visite à une connaissance dans le quartier du C.H.U. Rapidement, une dispute éclate entre la connaissance âgée de 19 ans et le mineur de 16 ans à propos de sms envoyés à sa copine.

Poignardé dans le dos

Le mineur aurait exhibé un couteau de type poignard. Le majeur aurait pris peur devant l’arme et aurait donné un coup de pied à son agresseur pour tenter ensuite de prendre la fuite. C’est à ce moment là que le mineur lui aurait planté le poignard dans le dos devant son camarade de foyer. L’auteur du coup de couteau se serait rapidement débarrassé de l'arme dans un buisson et les deux mineurs auraient regagné leur structure d’accueil.

La victime a réussi à prévenir les secours qui l’ont transporté jusqu’au C.H.U. pour soigner une plaie béante de 5 centimètres sous l’homoplate. Son pronostic vital n’était toutefois pas engagé.

L'auteur déjà en garde à vue la veille

Après des recherches dans les différents foyers d’hébergement d’urgence pour mineurs, les policiers ont retrouvé les deux comparses et ont procédé à leur interpellation. 

Le mis en cause principal, déjà en garde à vue la veille pour d’autres faits de violences sur une éducatrice, avait été libéré, conformément aux règles sanitaires liées au COVID-19. 

Le couteau a été retrouvé à l’endroit où il avait été abandonné. Le mineur témoin a été mis hors de cause et laissé libre sans poursuite pénale. Lors de son audition, l'auteur a reconnu partiellement les faits.

A l’issue de sa prolongation de garde à vue, il était déféré devant le parquet puis présenté à un juge des enfants qui lui notifiait une convocation en justice aux fins de mise en examen. Dans l’attente, il était sur le point d’être placé en Centre éducatif fermé ou en détention provisoire.