"Mariages chinois": Lise Han évoque avec émotion sa liaison avec l'ex-maire de Tours

15 octobre 2015 à 5h07 par Rédaction Alouette

ALOUETTE

"On s'est crois�s, on s'est aim�s et on s'est quitt�s � notre grand regret": Lise Han, la principale accus�e du proc�s des "mariages chinois", a �voqu� mercredi sa liaison avec l'ancien s�nateur-maire socialiste de Tours Jean Germain, au deuxi�me jour d'audience devant le tribunal correctionnel de la ville.

La liaison "a commenc� le 6 janvier 2007" et s'est achev�e en octobre 2012, a pr�cis� Lise Han en pleurs � la barre. Mais, a-t-elle ajout� sans convaincre, "�a n'a rien � voir avec le reste": l'organisation de "noces romantiques en Touraine", des packages touristiques dont elle �tait � la fois le donneur d'ordres depuis le cabinet du maire de Tours, et la g�rante de fait de la soci�t� qui en remportait les march�s.

"On s'est crois�s, on s'est aim�s et on s'est quitt�s � notre grand regret", a-t-elle sanglot� en �voquant une "relation plus affective que sexuelle" durant ces ann�es o� elle a �t� collaboratrice au cabinet de Jean Germain et ensuite employ�e, le plus souvent absente, � la soci�t� publique locale (SPL) charg�e de la promotion du tourisme tourangeau.

La r�alit� de cette liaison -hautement revendiqu�e ou farouchement ni�e, selon les jours, par Mme Han- a �t� �tablie gr�ce � des d�p�ts de pi�ces � conviction vers�es par elle lors d'une confrontation avec Jean Germain.

L'ancien maire avait pr�f�r� le 7 avril dernier, premier jour du proc�s, se suicider plut�t que de subir le "d�shonneur" d'une comparution au banc des accus�s. Sa mort avait frapp� de stupeur les Tourangeaux et provoqu� le report du proc�s, qui s'est finalement ouvert mardi pour trois jours.

 

- Parfum et bijoux -

 

Lors d'une confrontation, Mme Han avait remis aux juges d'instruction des objets pr�sent�s comme autant de cadeaux de Jean Germain, a expliqu� la pr�sidente du tribunal Christine Blanchet. Au c�t� d'un flacon de parfum, des bijoux, dont un bracelet en or incrust� d'un diamant en forme de coeur, au nom d'un joaillier tourangeau.

Lors de cet acte d'instruction, Jean Germain avait "choisi de garder le silence et avait dit pr�f�rer attendre la suite de la proc�dure", a pr�cis� la pr�sidente du tribunal pour qui, � l'�vidence, la nature des relations entre Mme Han et l'ancien maire est un �l�ment permettant d'expliquer l'influence, voire l'emprise de la quadrag�naire sur celui qui �tait alors le tout puissant maire et pr�sident de la communaut� d'agglom�ration tourangelle.

Le directeur de la SPL, Jean-Fran�ois Lemarchand, lui-m�me poursuivi dans cette affaire d'escroquerie et d�tournement de fonds publics, a t�moign� que l'embauche de Mme Han lui avait �t� "impos�e" par le maire de Tours, qui s'�tait m�me fait mena�ant.

Interrog� durant l'instruction sur l'hypoth�se d'une liaison entre Mme Han et Jean Germain, Fran�ois Lagi�re, directeur du cabinet de l'ancien maire, avait estim� que "si c'�tait av�r�, ce serait grave". Interpell� mercredi � la barre par la pr�sidente, il n'est pas revenu sur cette appr�ciation.

Avec AFP