Nantes : 236 478 euros de préjudice pour la Folle journée

18 mai 2021 à 8h54 par Emma Piau

Le cabinet KPMG, qui avait mis en lumière des mouvements de trésorerie importants à la SAEM La Folle journée, a révélé le montant exact du préjudice. L’ancienne directrice, Joëlle Kerivin, aurait détourné 236 478€.

ALOUETTE
Crédit: DR Marc Roger

La société anonyme d’économie mixte (SAEM) Folle journée aurait subi un préjudice de 236 478€.

Lors du conseil d’administration de la SAEM Folle journée de ce lundi, le cabinet KPMG a révélé une première estimation des sommes qu’auraient été détournées par Joëlle Kerivin, ex-directrice de la structure.

En mars dernier, des mouvements de trésorerie conséquents sur des avances de salaires et de frais de représentation qui ne correspondaient pas aux dépenses réelles constatées, avaient été pointés du doigt par la Ville de Nantes. Cette dernière avait mandaté un audit et déposé plainte auprès du Procureur de la République.

Le 12 mars dernier, Joëlle Kerivin avait annoncé sa démission.

L’audit mené par le cabinet KPMG souligne des avances sur salaires et frais, entre le 1er juillet 2017 et le 15 mars 2021. Ces éléments ont été transmis au Procureur de la République dans le cadre de l’enquête en cours.

La SAEM, qui avait porté plainte en mars dernier, s’est constituée partie civile, tout comme René Martin, créateur et directeur artistique de la Folle journée, et le Crea (Centre de réalisation et d’étude artistique).

Dans cette affaire de malversations financières, ce sont donc plus de 230 000€ d’argent public qui ont été détournés. "C’est une faute de la collectivité de ne pas contrôler sa propre SAEM", selon Guillaume Richard, membre du conseil d’administration et élu d’opposition Les Républicains.