Nantes : une patiente vomit un ver de 20 cm au CHU

28 septembre 2020 à 11h55 par Arnaud Laurenti

Le ver régurgité par la patiente prise en charge aux urgences de l'hôpital de Nantes samedi était toujours en vie. Le parasite, identifié comme un Ascaris lombricoïde, est très rare en France, rapporte le journal Presse Océan.

ALOUETTE
Crédit: Pixabay

"Drôle de surprise", écrit Presse Océan, qui révèle qu'une patiente a vomi samedi dernier un ver de 20 cm aux urgences du CHU de Nantes. C'est le moindre des euphémismes. Le ver, encore vivant, est un parasite qui porte le nom "Ascaris lombricoïde", qui peut vivre de 16 à 18 mois. Rassurant.

200 000 oeufs par jour

Le papier nous apprend également que l'Ascaris lombricoïde femelle peut pondre jusqu'à 200 000 oeufs par jour. Heureusement, ces derniers doivent être fécondés pour éclore, ce qui ne peut en théorie pas arriver au sein du corps humain.

Rarissime en France, le ver en question est plutôt courant dans les zones tropicales. "Les cas identifiés en France sont typiquement liés à des séjours à l'étranger", explique à nos confrères le Dr Florent Morio, spécialiste en parasitologie et mycologie médicale du CHU de Nantes.

Le "parasitage" s'effectue généralement à la suite de l'ingestion d'une souillée ou d'un fruit ou légume mal lavé. Des oeufs fécondés sont introduits dans l'organisme et vont libérer des larves dans le tube digestif.

Bonne nouvelle, la "parasitose" se traite bien, assure le spécialiste au quotidien. Il précise que l'expulsion d'un ver vivant par la bouche ou le nez reste tout de même chose assez rare.