Orvault: inquiétudes après la disparition mystèrieuse d'une famille

25 février 2017 à 14h49 par Rédaction Alouette

ALOUETTE

Une famille de quatre personnes d'Orvault, au nord de Nantes, a disparu myst�rieusement de son domicile o� des traces de sang ont �t� d�couvertes, suscitant l'inqui�tude sur un possible drame au sein de cette famille.

Les quatre personnes - les parents et deux enfants, un gar�on �g� de 21 ans et une fille �g�e de 18 ans - n'ont pas donn� signe de vie depuis le 16 f�vrier.

"On arrive � joindre personne", a confi� le procureur de la R�publique de Nantes, Pierre Senn�s, qui, dans un communiqu� publi� samedi, a pr�cis� qu'une enqu�te a �t� ouverte dans le cadre "d'homicides volontaires, enl�vements et s�questrations".

La m�re, qui travaille dans un centre d'imp�ts � Nantes, aurait d� reprendre le travail lundi. Le p�re, �g� de 49 ans, devait reprendre quant � lui vendredi. Il est employ� depuis plus de 10 ans dans une PME sp�cialis�e dans la fabrication d'enseigne lumineuse, � Orvault.

"Je l'ai appel� et je suis tomb� directement sur sa messagerie", a d�clar� � l'AFP, Bertrand Ploquin, le PDG de l'entreprise qui a pr�cis� "ne pas le conna�tre personnellement".

Inqui�te de ce silence inhabituel, la soeur de la m�re de famille, originaire du Finist�re, a alert� les enqu�teurs, jeudi. Des policiers se sont rendus aussit�t au domicile, un pavillon dans un quartier r�sidentiel d'Orvault, � une dizaine de kilom�tres au nord de Nantes, dans lequel vit la famille depuis une dizaine d'ann�es.

Les enqu�teurs ont minutieusement fouill� le jardin ainsi que l'int�rieur du pavillon d'un �tage.

Il y ont d�couvert notamment "un t�l�phone portable avec des traces de sang", a indiqu�  le procureur. D'autres traces de sang ont �galement �t� retrouv�es dans une pi�ce de la maison.

 

- "disparition inqui�tante"

 

Ces traces "nous font penser qu'il y a eu une sc�ne de violences sans qu'on ait de d�tail � ce stade de l'enqu�te", a-t-il soulign�. "Ces traces de sang nous inqui�tent, il y a une hypoth�se de violences", a t-il insist�.

Pour autant, "il n'est pas possible � ce stade de d�terminer avec pr�cision le d�roulement des faits, les enqu�teurs de la police judiciaire retenant toutes les hypoth�ses envisageables", a pr�cis� le procureur de Nantes.

L'enqu�te, confi�e � la police judiciaire de Nantes, se poursuivait samedi, a soulign� le procureur dans son communiqu�.

Les investigations se poursuivent actuellement en diff�rents endroits du territoire national et "sont compl�t�es par un travail d'exploitation de toutes les traces et indices recueillis dans la maison", ajoute M. Senn�s.

Dans le cadre de l'enqu�te, des pr�l�vements ont �t� effectu�s par les enqu�teurs et les deux v�hicules du couple ont �t� plac�s sous scell�s.

Des scell�s ont aussi �t� pos�s par les enqu�teurs sur les volets, la porte d'entr�e, sur la porte du garage au rez-de-chauss�e, sur le portail et sur la bo�te aux lettres du pavillon.

Sur la porte de la maison, est indiqu� "disparition inqui�tante", a pu lire le photographe.

Le v�hicule du fils n'�tait pas gar� devant le pavillon, selon une source proche du dossier.

"C'�tait des gens r�serv�s, ils �taient l� depuis au moins 10 ans, c'�tait des gens qui ne faisaient pas parler d'eux et n'avaient pas forc�ment envie de nouer des relations", a confi� une voisine. "Au d�but, on se disait bonjour et puis apr�s non", a-t-elle ajout�.