Paris-2024 voile - Brest, le Morbihan, la Rochelle, la Méditerranée ? Décision demain

6 septembre 2015 à 15h13 par Rédaction Alouette

ALOUETTE

M�diterran�e (Marseille ou Hy�res), Atlantique (Brest, Morbihan ou La Rochelle) ou Manche (Le Havre): Paris-2024 devrait choisir lundi entre ces trois terrains de jeu pour accueillir les �preuves de voile, en cas de succ�s de son projet olympique aupr�s du CIO.

Le processus d'�valuation des sites est en marche depuis six mois, bien avant l'officialisation d'une candidature parisienne qui n'�tait plus un secret pour personne. Et c'est lundi donc que la dizaine d'experts mandat�s va rendre son verdict, via une recommandation formelle et argument�e aupr�s du conseil d'administration de l'association Ambition Olympique, selon un processus calqu� sur la m�thodologie du Comit� international olympique.

Le site propos� sera celui qui aura le mieux r�pondu � six cat�gories de crit�res d�finies en avril par les experts.

Deux conditions de base se d�tachent: la qualit� du plan d'eau d'abord, c'est-�-dire ses courants marins, sa distance avec la marina, l'importance du trafic commercial et priv�; l'am�nagement de la marina ensuite, la qualit� de ses infrastructures, l'h�ritage potentiel pour d'autres comp�titions, et sa facult� � �tre mise � disposition longtemps avant les Jeux, les �preuves tests de voile commen�ant d�s 2022.

Pour ces deux premiers crit�res, primordiaux, les experts ont retenu un coefficient de 50%.

Le troisi�me �l�ment �valu� est l'espace d�volu aux spectateurs, la visibilit� du plan d'eau, la capacit� � filmer les r�gates.

Quatri�me crit�re: le village olympique et notamment sa distance d'avec la marina.

 

- F�vrier 2016 derni�re limite -

 

L'accessibilit� nationale et internationale et l'attractivit� du territoire sont le cinqui�me facteur, avec notamment la capacit� d'h�bergement d'une zone plus ou moins fr�quent�e en pleine saison estivale et la qualit� de la "fan zone" propos�e.

Dernier enjeu: la gestion des risques, et notamment le soutien des populations locales. Sur ce point, les six sites semblent � �galit� avec une adh�sion des habitants sup�rieure dans tous les cas � 80%. Au chapitre gestion des risques, il faut entendre �galement ceux li�s � l'utilisation, pour des �preuves olympiques, de sites qui comptent parmi les premiers ports commerciaux ou militaires d'Europe.

Membre du comit� d'�valuation --aux c�t�s notamment d'�tienne Thobois, directeur g�n�ral de l'Association Ambition Olympique, de Jean-Philippe Gatien, son directeur des sports, et de repr�sentants de l'�tat et du CNOSF--, Jean-Pierre Champion, pr�sident de la f�d�ration de voile, a �galement fait oeuvre de lien avec la f�d�ration internationale. Cette derni�re a d�j� ses rep�res en France, avec des sites, parmi les candidats, habitu�s depuis des ann�es voire des d�cennies � accueillir des �preuves olympiques. Une l�gitimit� qui sera �videmment prise en compte.

Sur la base de ce travail fourni par les experts, le Conseil d'administration d'Ambition Olympique, compos� en majorit� de repr�sentants du mouvement sportif (CNOSF) mais aussi de l'�tat, de la r�gion Ile-de-France et de la Ville de Paris, devrait trancher d�s lundi.

S'il devait repousser sa d�cision, ce ne serait en rien pr�judiciable au dossier. La d�claration officielle de candidature aupr�s du CIO, le 15 septembre, prendra en effet la forme d'une simple lettre. Et ce n'est qu'en f�vrier qu'un dossier complet, avec des d�tails, des noms, des sites et des chiffres, devra �tre pr�t.

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(AFP)