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Saintes : il tue sa femme puis se suicide devant ses filles

26 mars 2020 à 17h21 Par Arnaud Laurenti
Crédit photo : Archives

Un père de famille de Charente-Maritime a tué sa compagne, avec laquelle il était en cours de séparation, avant de se donner la mort, devant leurs fillettes, a indiqué jeudi le parquet de Saintes, qui n'y voit "pas un effet collatéral du confinement".

Le drame s'est déroulé lundi soir après 19H30 à Chaniers, petite commune limitrophe de Saintes, où demeurait ce couple de quadragénaires.

"Pas un effet collatéral du confinement"

La femme, qui avait quitté début mars le domicile conjugal pour aller chez sa mère, est revenue pour un motif que l'enquête de gendarmerie devra déterminer, "sans doute pour les enfants", a indiqué le parquet.

L'homme s'est énervé et s'en est pris à sa compagne de manière très violente, a précisé à l'AFP le procureur de la République de Saintes, Nicolas Septe. Il a tiré au moins quatre coups de fusil sur elle -l'autopsie a également révélé des coups de couteau- avant de retourner l'arme contre lui dans une pièce distincte.

Leurs deux filles de 10 et 13 ans ont assisté à la scène, et se sont rendues chez les voisins, qui ont alerté les gendarmes. D'abord placées en milieu hospitalier, elles ont ensuite été prises en charge par la famille vivant à proximité.

Les conjoints, a précisé le magistrat, "n'avaient jamais fait parler d'eux avant ce drame. Il n'y a jamais eu d'alerte, de plainte ou de signalement. Le couple battait de l'aile, la famille le savait, mais il n'y avait aucun signe avant-coureur. Il s'agit d'un acte spontané, imprévisible", a-t-il poursuivi.

"Ce n'est pas un effet collatéral du confinement", a encore souligné le procureur, "mais on constate une tension très forte sur les violences conjugales. Nous avons beaucoup de plaintes ou de signalements. Rien que la nuit dernière, on a eu trois gardes à vue pour violences conjugales à Saintes et aux alentours".

Depuis le début de l'année, l'AFP a décompté au moins douze féminicides présumés. En 2019, l'AFP avait recensé au moins 126 cas, soit une femme tous les trois jours en moyenne.

(avec AFP)