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Suppressions d'emplois à Nokia : "Pas question de laisser Lannion mourir à petit feu"

27 juillet 2020 à 09h59 Par Marie PIRIOU
La ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher s'est prononcée ce matin sur le sort du site Nokia à Lannion qu'elle doit visiter ce lundi après-midi.
Crédit photo : Archives

Il n'est "pas question de laisser Lannion mourir à petit feu", a déclaré ce lundi la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher alors que Nokia prévoit d'y supprimer 402 emplois.

La direction du groupe finlandais Nokia a annoncé, mi-juin, 1.233 suppressions de postes en France, dont 402 sur le site breton de Lannion. "Je conteste ce plan social de Nokia", a également affirmé la ministre qui doit se rendre sur le site de Lannion ce lundi après-midi. "Je n'arrive pas avec des promesses qui ne seront pas tenues", a nuancé Mme Pannier-Runacher, qui a ajouté avoir "une volonté farouche de remettre en cause ce plan social que je ne m'explique pas".

"Nokia aujourd'hui n'a pas de patron"

"Je ne comprends pas comment Nokia peut faire un plan social aujourd'hui alors qu'ils sont positionnés dans les équipements télécoms et la 5G" et sur la cybersécurité qui sont des marchés d'avenir, et que "Lannion réunit des forces de R&D dans ces deux domaines", a détaillé la ministre. "Nokia aujourd'hui n'a pas de patron, nous devons avoir un interlocuteur qui a un propos stratégique, non pas des gens qui n'ont pas vision pour l'entreprise, pas de vision pour l'empreinte industrielle de Nokia en France", a accusé Mme Pannier-Runacher. "La France doit être un des pays essentiels dans la stratégie de Nokia. Si ce n'est pas le cas, nous devons en tirer les conséquences", a averti la ministre déléguée à l'Industrie qui a rappelé que le gouvernement soutenait "de manière massive tous les programmes de développement en matière de télécoms".

(Avec AFP)