Un appel lancé pour la réouverture des discothèques

25 juin 2020 à 4h26 par Alexandrine DOUET

Les professionnels de la nuit ont lancé un appel ce mercredi depuis le Balajo, célèbre boîte de nuit du 11e arrondissement de Paris.

ALOUETTE
Les boîtes de nuit n'ont pas rouvert leurs portes depuis le 14 mars dernier.
Crédit: Pixabay | Photo d'illustration

Une réunion interministérielle est prévue aujourd’hui pour évoquer le sujet.

Soutenus par une soixantaine de députés

"On ne peut pas accepter de voir les bars qui cartonnent et d'être nous, fermés, alors qu'on a les moyens de faire respecter les mesures sanitaires", a lancé Fabien Chartol, patron de la mythique salle parisienne, devant des gérants de discothèque de toute la France réunis par le groupe Paris Nuit.

Matignon avait annoncé dans la nuit du 19 au 20 juin une accélération du déconfinement avec la réouverture des centre de vacances, casinos ou salles de jeux et, à partir du 11 juillet, celle des stades avec un nombre maximal de 5.000 spectateurs. Mais le gouvernement a maintenu fermés jusqu'à septembre au moins les foires, expositions, salons, discothèques et croisières maritimes internationales.

"Ce que vous promettez, c'est une sécurité. Vous ne promettez pas qu'il n'y ait pas un cas de Covid dans votre établissement. Ce que vous promettez si vous ne rouvrez pas, c'est que demain les cas de Covid se développeront partout sur le territoire dans des soirées privées", a mis en garde Christophe Blanchet, député du Calvados, lui-même ancien patron d'établissements de nuit.

"Aujourd'hui, 60 députés vous soutiennent [...] C'est grâce à vos réouvertures qu'on contrôlera mieux le virus la nuit", a t-il ajouté sous les applaudissements de l'auditoire, insistant sur l'aspect "sanitaire" et "le contrôle" qu'offrirait une réouverture des discothèques.

Les patrons de boîtes de nuit ont fait part de leurs doléances devant une vingtaine de députés présents, mettant en avant "leur savoir-faire" en matière de sécurité. L'aspect financier était également au coeur des discussions. "Les heures sont comptées. On attend des aides", a demandé Régis Toutain, gérant du Missyl, dans le Morbihan. "Les solutions c'est, soit on rouvre, soit on reste fermé, mais l'État nous indemnise à la hauteur du préjudice, puisqu'on est les seuls à rester fermés" a-t-il expliqué.

Les discothèques emploient 43.000 salariés en France, environ 100.000 en incluant les employés de sociétés extérieures assurant la sécurité notamment. Elles réalisent un chiffre d'affaire estimé à un milliard d'euros.

(Avec AFP)