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Une équipe des Pompiers de l'Urgence Internationale en route pour Beyrouth

06 août 2020 à 12h26 Par Thierry Matonnat
Les PUI à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle en partance pour le Liban
Crédit photo : Facebook |Pompiers de l'Urgence Internationale

Les Pompiers de l'Urgence Internationale sont partis hier de Limoges pour venir en aide aux sinistrés de la capitale Libanaise après la double explosion de mardi.

Au lendemain des violentes explosions qui ont touché le quartier portuaire de Beyrouth, les Pompiers de l'Urgence Internationale ont répondu « présents » à la demande d’aide internationale. Une équipe d'une vingtaine de membres s'est rapidement constituée au siège de l'ONG basée à Limoges afin de pouvoir intervenir au Liban et de venir en aide aux sinistrés de Beyrouth. Le dernier bilan fait état de plus de 137 morts, des dizaine de disparus et 5000 blessés. Le déploiement des PUI s'effectue sous l’égide d’INSARAG, le groupe international de recherche et de sauvetage pour la coordination des affaires humanitaires au sein des Nations Unies. Depuis sa mobilisation, l'ONG est en contact avec plusieurs instances, notamment le consulat du Liban à Paris.

Une équipe en cours d'acheminement

Hier soir, une vingtaine de membres des PUI sont partis de Limoges pour Roissy afin de prendre un vol pour la capitale Libanaise. L'ONG envoie sur place 2 maîtres­ chiens, 2 infirmiers, 2 médecins et une unité de coordination pour organiser les secours avec 600 kilos de matériel (caméras de recherche, radios, scanners...).

Une équipe aguerrie

Sur le théâtre d’intervention, et comme par le passé en mission (Djibouti, Palu, Saint-Martin, Katmandou...), Pompiers de l’urgence internationale sera sans doute amené à travailler de concert avec d’autres équipes, gouvernementales ou non gouvernementales, elles-mêmes habilitées INSARAG, afin de consolider la chaîne des secours et de faciliter le soutien à la population sinistrée. Néanmoins, les conditions de déploiement s’annoncent très difficiles, la pandémie de COVID 19 imposant une vigilance et des contraintes renforcées pour l’ensemble des sauveteurs.

Comme AZF

Cette catastrophe n’est pas sans rappeler l’explosion de l’usine AZF chimique à Toulouse en 2001. Le président et fondateur de Pompiers de l’urgence internationale, le Lieutenant-Colonel Besson, se souvient être intervenu à cette occasion : « il s’agissait alors de 300 tonnes de nitrate d’ammonium qui avait provoqué des dégâts sur plusieurs kilomètres ; à Beyrouth, le blast est "puissance 10” ! ».

En 2012, c’est aussi à Brazzaville, au Congo, que l’association s’était rendue suite à l’explosion d’un dépôt de munitions dans un quartier populaire. Celle-ci avait provoqué une réaction en chaîne qui avait détruit tout le nord de la ville avec un bilan humain et matériel très lourd, là aussi...