Vendée: 30 platanes abattus pour laisser passer un convoi de coques de bateaux

30 juillet 2015 à 12h35 par Rédaction Alouette

ALOUETTE

Une trentaine de platanes ont �t� abattus mercredi � Lu�on (Vend�e) pour laisser passer deux coques de bateaux achemin�es par un transporteur priv� qui bloquaient une route d�partementale, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Le convoi, transportant deux coques de bateaux en aluminium de pr�s de 10 m�tres de large et 33 m de long de Fontenay-le-Comte aux Sables d'Olonne, s'est trouv� immobilis� mercredi matin � l'entr�e de Lu�on, sur la route d�partementale D746, emp�chant "toute circulation", a indiqu� le conseil d�partemental de la Vend�e.

Selon son pr�sident, Yves Auvinet, joint par une correspondante de l'AFP, "cinq arbres g�naient; donc, effectivement, quelqu'un du d�partement a donn� l'autorisation (d'abattre) 5 arbres, pas 32". "C'est un petit peu lamentable", a-t-il d�clar�.

Estimant avoir �t� "mis devant le fait accompli par le transporteur", le d�partement a inform� dans un communiqu� qu'il allait demander � la soci�t� "de prendre en charge les frais de replantation".

Le transporteur, Multi-Trans, avait d�j� fait une demande "il y a une semaine" pour "couper quelques arbres", ce qui lui avait �t� refus�, a assur� le conseil d�partemental.

Une "solution alternative" avait alors �t� propos�e au transporteur par les services routiers d�partementaux, celle "de passer par un champ � c�t� de la route", selon le communiqu� du d�partement.

"Mais les pluies d'hier ont rendu le champ impraticable au passage du convoi qui �tait d�j� en route, ce qui a rendu in�luctable la coupe des arbres pour d�bloquer la situation", a encore expliqu� le conseil d�partemental, qui "d�plore" que le transporteur n'ait pas "(v�rifi�) avant de partir que l'itin�raire qui lui avait �t� propos� �tait praticable".

Pour le d�partement, qui a convoqu� une r�union � la mi-journ�e, c'est "une attitude qui a des r�percussions environnementales graves. C'est pourquoi le D�partement demandera au transporteur de prendre en charge les frais de replantation", est-il ajout� dans le communiqu�.

"Ils auraient pu attendre de passer l'apr�s-midi, cela suffisait. (...) Ce n'est pas normal qu'on d�figure le paysage comme �a. J'ai 75 ans, je ne reverrai jamais la route avec des arbres comme �a parce qu'il faut plusieurs dizaines d'ann�es pour qu'ils soient aussi beaux", a t�moign� Jean-Pierre Rousseau, qui vit � 150 m�tres de la zone o� ont �t� abattus les platanes.

Avec AFP