Okaïdi placé en redressement judiciaire ?

Publié : 15h45 par
Fabienne Lacroix - Journaliste

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Le tribunal de commerce de Lille se penchera le 3 février sur la demande du groupe IDKIDS de placer sa marque de vêtements pour enfants en redressement judiciaire.

Magasin de vêtements pour enfants
La marque Okaïdi appartient au groupe IDKIDS, présent dans 70 pays.
Crédit : illustration Envato - DR

Après Du pareil Au Même, Sergent Major, ou encore IKKS, une autre enseigne de vêtements pour enfants connait à son tour des difficultés financières. Il s’agit de la marque Okaïdi, appartenant au groupe IDKIDS. Ce dernier a annoncé ce mardi demander un placement en redressement judiciaire pour ses activités en France.

 

Audience le 3 février

 

Cette demande concerne les marques Obaïbi (pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, mais pas la marque Jacadi également propriété du groupe, a précisé ce dernier dans un communiqué.

Cette demande ne concerne pas "les filiales étrangères et l'ensemble des franchises du groupe", a souligné ce dernier.

Une audience aura lieu le 3 février devant le tribunal de commerce de Lille métropole.

 

6 000 salariés

 

Okaïdi, marque historique du groupe dont le siège est basé à Roubaix (Nord), réalise un chiffre d'affaires de 600 millions d'euros dans le monde, dont 300 millions en France.

Dans son ensemble, le groupe IDKIDS est présent dans 70 pays, où il réalise un chiffre d'affaires de 800 millions d'euros et emploie 6.000 personnes.

Le groupe explique dans un communiqué être victime d'un "effet sablier" : le "segment premium" du secteur d'un côté et le low-cost et l'ultra fast-fashion de l'autre, résistent bien, tandis que les enseignes du milieu de gamme, dont fait partie Okaïdi, connaissent des difficultés.

"Okaïdi-Obaïbi subissent depuis plusieurs années la pression des coûts et de la concurrence (généralistes low-cost, fast-fashion, seconde main) qui ont fortement pesé sur les résultats de la marque en 2025", indique IDKIDS.

"Okaïdi doit faire évoluer son modèle opérationnel et réaffirmer sa singularité pour rester compétitif", continue le groupe.

Après le difficile passage à la vente en ligne, le Covid-19, l'inflation et désormais la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère, l'activité du secteur habillement/textile a reculé de 1,3% en 2025 et de 8,5% depuis 2019, selon l'Institut français de la mode (IFM).

(avec AFP)