Le procès du meurtrier présumé d'un commissaire-priseur s’ouvre à Brest

Publié : 17h07 par
Adrien Michaud - Journaliste

Adrien Michaud vous informe en Bretagne, chaque jour de 6h à 10h, en direct sur Alouette.

À partir de ce mardi 5 mai, et jusqu’à jeudi 7 mai, se déroule le procès de Philippe Perchirin devant la cour d’assises du Finistère. Le 29 août 2023, il aurait assassiné de 39 coups de couteau, pour une raison encore inconnue, Gilles Grannec, un commissaire-priseur brestois.

Ce s'ouvre ce mardi 5 mai devant la cour d’assises du Finistère, et va durer jusqu’au 7 mai.
Ce s'ouvre ce mardi 5 mai devant la cour d’assises du Finistère, et va durer jusqu’au 7 mai.
Crédit : Illustration Envato - DR

Pourquoi, ce 29 août 2023, Gilles Grannec, commissaire-priseur a-t-il été tué de 39 coups de couteau dans l’appartement de Philippe Perchirin à Brest ? Il s’agira de la question centrale de ces prochains jours, dans ce procès qui s’ouvre ce mardi 5 mai devant la cour d’assises du Finistère, et va durer jusqu’au 7 mai, relate Le Télégramme.

Il y a trois ans, à la fin de l’été, Gilles Grannec, se rend au domicile de Philippe Perchirin pour y expertiser un tableau. Un simple contrôle de routine pour ce commissaire-priseur, pourtant, il ne reviendra jamais de cette visite. Dans la matinée, il sera frappé de presque quarante coups de couteau par l’homme chez qui il venait travailler.

 

Un meurtre prémédité ?

Parmi les zones d’ombres de cette affaire, il y a la possible préméditation de cet acte. Selon les enquêteurs, Philippe Perchirin a effectué de nombreuses recherches troublantes sur internet avant le 29 août comme "Comment sont incarcérés les assassins ?" ou encore "Incarcération assassins en cellule".

Ce n'est pas tout : le suspect, interpellé sur place le jour du meurtre, a appelé lui-même la police et a déclaré : "Bonjour, Monsieur Philippe Perchirin à l’appareil, je viens de tuer un homme. Est-ce que vous pourriez m’arrêter s’il vous plaît ?" Depuis le 31 août 2023, le soixantenaire est placé en détention provisoire à la maison de Brest. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.