Une nouvelle star attaque une brasserie finistérienne pour ses jeux de mots

Publié : 9h57 par
Adrien Michaud - Journaliste

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La brasserie de l’imprimerie à Bannalec est de nouveau dans le viseur d’une star de la chanson. Après Yoko Ono, Mireille Mathieu s’en prend aussi à un brasseur finistérien, et encore pour le même problème : les jeux de mots inscrits sur les bières de l’entreprise.

La chanteuse demande le retrait immédiat de ces bières du commerce.
La chanteuse demande le retrait immédiat de ces bières du commerce.
Crédit : Illustration Envato | DR

Après la "John Lemon", c’est autour de la "Mireille Mafieux" de faire des remous. Il y a quelques semaines, la brasserie de l’imprimerie à Bannalec a été mise en demeure par Yoko Ono, la veuve du chanteur des Beatles, John Lennon. Alors que la bière "John Lemon" connaissait du succès, un cabinet d'avocats néerlandais a mis en demeure la brasserie de cesser sa commercialisation, sous peine de devoir verser des sommes conséquentes au Trust de Yoko Ono, chargée de protéger l'image de John Lennon.

Bis repetita, puisque c’est au tour de Mireille Mathieu de s’en prendre à l’entreprise, car un nouveau courrier d’avocat est arrivé ces derniers jours à Bannalec. La bière "Mireille Mafieux, la brune de contrebande" a offusqué la chanteuse aux 200 millions de disques vendus. "Elle est extrêmement choquée de l’image qui est renvoyée, elle n’a jamais été approchée et elle est complétement opposée à l’utilisation de son image avec ce nom qui la tourne en dérision", a raconté au Télégramme, Maître Christine Aubert-Maguéro, avocate associée du cabinet DAM Avocats.

 

Moins clémente que Yoko Ono

Comme l’a révélé France 3 Bretagne : "les avocats de Mireille Mathieu demandent à la brasserie de cesser toute exploitation du nom 'Mireille Mafieux'. Ils réclament également le retrait de la vente de toutes les bouteilles et étiquettes concernées, ainsi que la destruction des stocks encore disponibles. La chanteuse estime subir un préjudice patrimonial et moral et évoque la possibilité d’une réparation financière".

La chanteuse originaire d’Avignon se montre donc encore plus intransigeante que Yoko Ono. Après échange de courrier, le brasseur, qui vend aux cavistes, épiceries et restaurants dans un rayon de 40 km, avait obtenu l'autorisation d'écouler ses 5 000 bouteilles de "John Lemon" en stock d'ici au 1er juillet.

De plus, la publicité générée par l'affaire avait accéléré les ventes, la plupart des bières ont été vendues en quelques jours. "Ça a été la folie. Il m'en reste moins de 1 000, témoigne Aurélien Picard. C'était plutôt drôle dans notre malheur." L’histoire est bien moins marrante cette fois : via ses avocats, la chanteuse française de 79 ans demande le retrait immédiat de ces bières du commerce, sans possibilité d’écouler le stock. De quoi mettre, possiblement, en péril l’activité économique de la brasserie.