Cette Vendéenne vit le Tour de France de l'intérieur

Publié : 16h47 par
Laura Vergne - Journaliste reporter

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À bientôt 23 ans, Marion Raffoux, originaire du Girouard, participe pour la deuxième année au Tour de France. Au Village Départ, la Vendéenne accueille les invités avec un café, un sourire et une bonne dose de convivialité.

Marion Raffoux accueille les invités du Village Départ avec un café
Marion Raffoux accueille les invités du Village Départ avec un café
Crédit : Senseo

Avant que les mollets ne chauffent, ce sont les cafetières qui tournent à plein régime. Sur le Tour de France, les héros ne portent pas tous un maillot jaune. Certains servent un café, échangent quelques mots et donnent le sourire. Parmi eux, Marion Raffoux. À bientôt 23 ans, cette Vendéenne vit son deuxième Tour au « Village Départ ». Une mission discrète, loin des caméras, mais essentielle à la convivialité de la Grande Boucle.

"Le Tour rassemble toute la France"

Avant de rejoindre le plus grand événement cycliste au monde, Marion Raffoux a fait ses premiers pas sur les courses de sa région. Tour de Vendée, Région Pays de la Loire Tour, Route Vendéenne… C'est au fil de ces rendez-vous qu'elle découvre les coulisses du cyclisme et nourrit l'envie de vivre, un jour, le Tour de France. C'est aujourd'hui sa deuxième participation. Une aventure qui lui permet aussi de voyager.

"Le départ en Espagne était très attirant. Et puis, d'un jour à l'autre, être dans une autre ville, un autre endroit, c'est chouette. On découvre d'autres paysages, mais aussi tous les paysages français au fil des routes."

Mais ce qui marque le plus la jeune Vendéenne, c'est l'atmosphère si particulière qui règne autour de la Grande Boucle.

"Le Tour, c'est quand même un des seuls événements qui rassemble toute la France. C'est un événement très accessible. Il rassemble tout le monde, même toutes les nationalités. Des personnes viennent du monde entier pour voir le même événement."

"On se retrouve tous les jours"

Pendant que les coureurs terminent leur préparation, Marion sert les premiers cafés de la journée. Au "Village Départ", les invités défilent dès l'ouverture, plusieurs heures avant le lancement de l'étape.

"On accueille les invités dans la bonne humeur et avec l'envie de leur servir le meilleur café possible. Un petit café fait toujours plaisir."

Au fil des kilomètres, les visages deviennent familiers.

"Même si les invités changent, on retrouve les personnes qui travaillent sur le Tour. Ça crée ce petit effet de village. On se retrouve tous les jours."

Cette proximité lui offre aussi quelques rencontres privilégiées.

"On a le privilège de croiser des personnalités connues, notamment des coureurs, mais aussi d'autres sportifs. L'an dernier, Alexis Lebrun et Kevin Mayer sont venus nous voir."

Quant au nombre de cafés servis ? Marion garde le secret, mais lâche tout de même en riant : "Beaucoup, beaucoup, beaucoup…"

 

"Bonne humeur, convivial et unique"

Les journées commencent entre 7 h 30 et 8 h 30. Il faut rejoindre le "Village Départ", installer le stand, préparer les machines puis servir les premiers cafés trois heures et demie avant le départ des coureurs. Une fois le peloton parti, tout est rangé avant de reprendre la route vers la ville suivante. Un rythme intense que la jeune femme ne quitterait pour rien au monde.

"Le mois d'été est très agité, mais il est aussi très ressourçant. Ça crée beaucoup de souvenirs et de bons moments."

Si elle devait résumer le Tour de France en trois mots, Marion ne parlerait ni de cols mythiques, ni de sprint final. Elle choisit "bonne humeur, convivial et unique". Une définition qui colle parfaitement à tous ces hommes et ces femmes de l'ombre. Ceux qui, autour d'un simple café, participent eux aussi à faire vivre la plus grande course cycliste du monde.