Le système "n'a pas tiré les leçons du massacre de notre fille" : l'alerte des parents de Lorène, lycéenne tuée à Nantes

Publié : 11h21 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

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Près d'un an après la mort de Lorène, 15 ans, tuée par un élève au lycée Notre-Dame de Toutes-Aides à Nantes, ses parents sortent du silence et alertent sur le manque de moyens et de structures d'accueil en pédopsychiatrie. Un message qui fait écho à une nouvelle attaque au couteau survenue en Loire-Atlantique, ce vendredi 10 avril, dans un établissement d’Ancenis.

sac de cours devant lycée
Les parents de Lorène dénoncent le manque de moyens pour aider les ados en souffrance psychique.
Crédit : Illustration Envato - DR

Cinq jours après une nouvelle attaque survenue dans un établissement scolaire de Loire-Atlantique, les parents de Lorène, cette adolescente tuée à coup de couteau au lycée Notre-Dame-de-Toutes Aides en avril 2025, ont pris la parole.

 

"Rien n'a changé"

"Si nous choisissons de briser le silence par ce message, c'est uniquement pour attirer l'attention sur une réalité tragique que personne ne peut plus ignorer. L'attaque au couteau survenue la semaine dernière au lycée d'Ancenis (Loire-Atlantique, NDLR) vient cruellement rappeler que rien n'a changé", écrivent Béatrice et Yohann Gourmaud dans un communiqué.

Le suspect de l'attaque survenue vendredi dernier présentait des "fragilités" psychologiques, selon le parquet. "Chaque nouvelle attaque est pour nous un nouveau traumatisme, car elle souligne l'échec d'un système qui n'a pas tiré les leçons du massacre de notre fille", écrivent les parents de Lorène.

 

Un manque de moyens "alarmant"

Le 24 avril 2025, un adolescent de 16 ans, masqué et muni d'un couteau de chasse, avait tué Lorène, 15 ans, en la frappant de 57 coups de couteau dans une salle de cours du lycée nantais Notre-Dame-de-Toutes-Aides. Il avait blessé trois autres adolescents âgés de 15 à 16 ans. Placé en psychiatrie après les faits, le mis en cause était toujours hospitalisé en janvier au moment de sa mise en examen pour assassinat.

"En Loire-Atlantique, comme partout en France, le manque de moyens, de lits et de structures de prise en charge pour les jeunes en dérive psychiatrique est alarmant", ajoutent les parents de Lorène, qui ont lancé en septembre une association baptisée Effervescence Jeunes visant à élaborer et financer des projets de prévention autour de la santé mentale.

La Fédération hospitalière de France a d'ailleurs alerté ce mercredi 15 avril sur des difficultés d'accès aux soins "massives" pour les jeunes concernés par des problèmes de santé mentale en 2026.

 

 

 

 

Avec AFP