Bébé décédé à Angers : un taux "anormal" de toxine céréulide retrouvé dans le lait en poudre consommé

Publié : 12h47 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

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Nouvel élément dans l'enquête sur la mort d'un nourrisson en décembre dernier à Angers. Les premières analyses ont révélé que le lait en poudre consommé par le nouveau-né contenait de la toxine céréulide à un taux supérieur à la normale. Reste à savoir si cette toxine, dangereuse pour la santé, est bien à l’origine du décès.

Lait en poudre infantile
Crédit : Illustration Envato - DR

L'enquête a été ouverte en décembre par le parquet d'Angers pour rechercher les causes du décès d'une petite fille de 27 jours, décédée le 23 décembre au domicile de sa maman. La mère avait contacté les enquêteurs en évoquant une boîte de lait Guigoz qu'elle avait donnée à son bébé, boîte qui "appartenait aux lots rappelés", selon les précisions du procureur d'Angers, Éric Bouillard, en janvier dernier.

 

Un taux "radicalement anormal"

Ce vendredi 6 mars, les avocats de la famille angevine indiquent qu'une dose "anormale" de la toxine céréulide a été retrouvée dans le lait infantile Guigoz consommé par le nourrison "dans les heures précédant son décès brutal".

"Si un taux radicalement anormal de toxine céréulide dans le lot expertisé a ainsi été relevé, reste à établir que cette situation explique médicalement le mécanisme de mort", précisent les avocats.

 

Un scandale nationale

L'affaire des laits infantiles dure depuis la mi-décembre. Après un premier rappel par Nestlé de dizaines de lots de laits infantiles dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi par des plus petits acteurs.

En France, trois décès ont été signalés parmi des bébés ayant consommé des laits visés par les rappels, ainsi qu'une dizaine d'hospitalisations. Aucun lien de cause à effet n'a été identifié, mais le céréulide a été repéré dans des échantillons prélevés chez un bébé hospitalisé pour la première fois fin février.

Cinq enquêtes ont été ouvertes le 30 janvier par le pôle santé publique du parquet de Paris, pour mise en danger de la vie d'autrui, en plus de celles en cours sous la direction de parquets locaux.

 

 

 

Avec AFP