Camping Vnaya : les clients abusés s’organisent

6 septembre 2022 à 16h43 par Maëva Bossard

En Vendée, trois campings font l’objet de réclamations par des clients mécontents de leur séjour dans des conditions déplorables.

Campings Vnaya : les clients abusés s’organisent
Crédit: Capture d'écran | Twitter | Maxime Thomas

Des vacanciers se sont rassemblés pour demander un remboursement total de leurs vacances à trois campings en Vendée. Ils déplorent un accueil "scandaleux" de ces établissements, entre le manque de personnel et l’entretien désastreux des locaux. Les trois campings sont des quatre étoiles.

Ce qui devaient être de belles vacances en Vendée se sont transformées en cauchemar dès l’arrivée au camping pour de nombreux vacanciers. C’est le cas pour les clients de trois campings du groupe Vnaya : La Puerta del Sol à Saint-Hilaire-de-Riez, La Dive à Saint-Michel-en-l’Herm et La Fresnerie à Saint-Gervais.

Entre les mobil-homes crasseux, des détritus partout dans le camping et des piscines fermées pour cause de présence de bactéries, c’était la douche froide pour les vacanciers qui pensaient passer un séjour dans un camping quatre étoiles.

En colère, déjà 200 d’entre eux ont porté plainte à la gendarmerie de Saint-Jean-de-Monts et ont dénoncé les conditions insalubres et l’accueil peu chaleureux qu’ils ont subi à la direction départementale de protection des populations (DDPP) selon nos confrères de 20 minutes.

Ils sont également 2 500 à s’être rassemblés sur un groupe Facebook des clients insatisfaits pour organiser une demande collective de remboursement total, ainsi qu’un recours pour escroquerie, publicité mensongère et mise en danger de la vie d’autrui.

Des logements insalubres

Sur le site du groupe Vnaya, il est dit qu’il s’engageait à rembourser les vacanciers insatisfaits à 30%. Cependant, ce remboursement n’a été perçu par aucun de ceux qui en ont fait la demande. C’est ce que nous a révélé Bénédicte, qui figure parmi les victimes de cette escroquerie. Elle nous raconte sa déception a son arrivée au camping de La Dive à Saint-Michel-en-l’Herm :

"Quand vous arrivez dans un camping quatre étoiles, que vous faites deux heures d’attente pour avoir vos clés de logement, que vous vous rendez compte que votre logement est complètement insalubre quand vous arrivez, que la terrasse est branlante et dangereuse, que les équipements ne sont pas là, vous êtes un peu déçus dès l’arrivée" a-t-elle déclaré.

Elle dénonce également les conditions aussi compliquées pour le personnel :

"On a deux petits jeunes qui sont venus nous voir à 21h30 sachant qu’on était arrivés à 18h. La petite jeune était venue pour faire du ménage dans notre mobile home et elle s’est mise à pleurer parce que toute la journée ça avait été comme ça, les clients étaient mécontents et officiellement elle finissait à 15h et elle en pouvait plus" nous raconte Bénédicte.

Un jour, notre vacancière originaire de La Manche se blesse à la jambe à cause d’un fil de fer qui traînait dans le logement. C’en est trop pour elle qui décide de se rendre à l’accueil pour se plaindre de ces conditions. Elle y retrouve d’autres vacanciers mécontents en pleine discussion avec Philippe Gicquel, le PDG du groupe Vnaya, qui rejette les responsabilités.

"Un remboursement complet"

À partir de là, Bénédicte prend contact avec les plaignants et forme un groupe sur Whatsapp, puis sur Facebook qui s’agrandit jusqu’à atteindre les 2 500 membres :

"On est en train de faire toutes les démarches pour obtenir le remboursement de toutes les personnes et pour faire ce qu’il faut pour que les campings ne puissent plus être ouverts dans les conditions dans lesquelles on a séjourné." explique-t-elle.

C’est également ce que souhaite Océane qui a séjourné au camping de La Fresnerie à Saint-Gervais :

"Je réclame un remboursement et la fermeture du camping. Les sales vacances qu’on a passées, je ne veux plus que personne ne les passe." affirme-t-elle.

Suite aux nombreuses réclamations et plaintes à son égard, le camping de La Dive où a séjourné Bénédicte est en fermeture administrative depuis 10 jours après une mise en demeure du maire qui demandait la réalisation de travaux de mise aux normes.