Carburant : les prix à la pompe augmentent de nouveau

25 mai 2022 à 15h09 par Lubin Genet

La nouvelle ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, annonce qu’un dispositif d’aide aux "gros rouleurs" est à l’étude.

Carburant : les prix à la pompe augmentent de nouveau
Crédit: Pixabay

Malgré la remise de 18 centimes mises en place pour les particuliers, par l’Etat, jusqu’au 31 juillet, les prix à la pompe repartent à la hausse. Si l’effet de la mesure a été immédiatement perceptible le 1er avril, avec une baisse de près de 30 centimes constatée pour le gazole, et d’un peu plus de 20 centimes pour le SP95-E10, durant la semaine suivante, les prix ont par la suite augmenté.

Selon les chiffres du ministère, en moyenne, en fin de semaine dernière, le prix du super SP95-E10 s'élevait en France à 1,9386 euros le litre à la pompe, soit une hausse de 8,8 centimes d'euros par rapport à la semaine précédente. En revanche, le prix du gazole était lui en recul de 2,6 centimes le litre, soit 1,852 euro. Durant la deuxième semaine de mai, il avait atteint son pic depuis la mesure du 1er avril, soit 1,9438 euro le litre.

 

Des mesures annoncées

Confirmant une promesse de campagne du candidat Macron, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé qu’un dispositif d'aide aux « gros rouleurs » est à l'étude au sein du gouvernement pour faire suite aux réductions de prix à la pompe. Celle-ci précise que le dispositif « pourra s’étendre » après l’extinction programmée du 31 juillet. Il s’adressera à « tous ceux qui ont besoin de carburant pour travailler et qui ont une consommation obligée », selon la ministre.

 

L’électrique privilégié par l’exécutif

La nouvelle Première Ministre, Elisabeth Borne, l’avait annoncé dès sa première interview en tant que locataire de Matignon : une des mesures fortes en matière de Transition écologique concernera l’électrique. En effet, le nouveau gouvernement souhaite proposer « une voiture électrique à 100 euros par mois pour les Français les plus modestes ».

Ce dispositif, visant à réduire les émissions de CO2, viendrait s’ajouter à plusieurs aides à l’achat dont le bonus écologique et la prime à la conversion qui, cumulés, peuvent atteindre 11 000 euros, selon le gouvernement. Les objectifs d’une telle mesure visent également une mobilité sur quatre roues jusqu’au cœur des métropoles, où les moteurs diesel seront bientôt interdits. Ainsi, les ménages les plus modestes éviteraient les vieilles voitures d'occasion et seraient protégés du coût de l'essence.

 

La mesure reste floue

Cette mesure promise, qui pourrait impliquer de grosses subventions, reste cependant floue et les contours du « leasing social » demandé par Macron doivent être précisés. Le président tablerait sur au moins 100 000 véhicules électriques en location avec achat en option, par an. Le budget estimé de 50 millions d’euros la première année consacrerait seulement 500 euros par véhicule.

Si le calendrier de la mesure n’est pas encore connu, Agnès Pannier-Runacher confirme « qu’il faudra un dispositif suffisamment robuste pour que les français puissent en profiter tout de suite ».

 

 

(avec AFP)