Finistère : deux morts lors d’une marche aquatique

Publié : 16h46 par
Laura Vergne - Journaliste reporter

Laura Vergne vous donne rendez-vous sur Alouette et alouette.fr pour des reportages au plus près de vous !

Deux personnes sont mortes ce jeudi 14 mai au large de la plage des Blancs-Sablons, au Conquet, dans le Finistère. Elles pratiquaient la marche aquatique avec un groupe de huit personnes.

pompiers
pompiers
Crédit : Archives

La mer est agitée ce jeudi 14 mai sur le littoral breton. Au Conquet, dans le Finistère, une sortie de marche aquatique a viré au drame. Deux personnes, un homme et une femme âgés de 60 à 75 ans, sont décédées alors qu’elles pratiquaient le longe-côte sur la plage des Blancs-Sablons. Deux autres femmes ont été transportées en urgence absolue. Un homme et deux femmes ont également été pris en charge en urgence relative. Un dernier participant, indemne, est resté sur place.

 

Des marcheurs surpris par la houle

Le groupe évoluait dans une eau à environ 13 degrés, selon les données météo. Ce jeudi 14 mai, de fortes rafales soufflaient aussi sur tout le littoral atlantique, de Brest à La Rochelle, avec des vents atteignant jusqu’à 70 km/h par endroits. Selon Jean-Luc Milin, le maire de Conquet interrogé par l'AFP,  les marcheurs auraient été surpris par les conditions en mer. L’élu précise que le groupe venait du secteur de Brest.

 

"Une plage pas dangereuse d’habitude"

Longue de 1,5 kilomètre, la plage des Blancs-Sablons est connue des amateurs de longe-côte.

"C’est une plage très prisée des longe-côteurs, souligne Jean-Luc Milin. Elle n’est pas dangereuse d’habitude", dit-t-il à l'AFP.

Mais ce jeudi 14 mai, les conditions météo étaient particulièrement difficiles sur la façade atlantique. D’importants moyens de secours ont été déployés par les pompiers du Finistère pour intervenir.

 

Une discipline de plus en plus populaire

Le longe-côte, aussi appelé marche aquatique, consiste à marcher dans la mer avec un niveau d’eau généralement situé à mi-corps. Cette activité connaît un fort succès depuis plusieurs années sur les plages françaises, notamment sur le littoral breton et vendéen. Mais les professionnels rappellent régulièrement que la discipline reste dépendante des conditions météo, de la houle et des courants.

 

Avec l'AFP