Fonderie de Bretagne : le nombre de repreneurs potentiels dévoilé le 13 octobre

30 septembre 2021 à 11h03 par Marie Piriou

Dans le Morbihan, une rencontre a eu lieu hier entre la direction et les syndicats de la Fonderie de Bretagne à Caudan. Alors que le site a été mis en vente en mars dernier, les salariés connaitront le 13 octobre prochain le nombre de repreneurs potentiels selon la CGT.

La Fonderie de Bretagne à Caudan.
La Fonderie de Bretagne à Caudan.
Crédit: Fonderie de Bretagne

La direction de la Fonderie de Bretagne (Morbihan) de Caudan, mise en vente par le groupe Renault, a promis mercredi aux salariés des volumes de production jusqu'en décembre et aussi l'année prochaine, tandis que le site cherche toujours un repreneur, selon la CGT. "La direction nous a dit qu'elle assurera des volumes, du travail jusqu'en décembre, et ce malgré la pénurie de composants", a indiqué Maël Le Goff, délégué CGT, à l'issue d'une rencontre syndicats-direction mercredi. La direction a également avancé des prévisions de production d'un volume de "21.000 t pour 2022 pour Renault, alors que le site possède une capacité de 38.000 t", a ajouté M. Le Goff.

"Est-ce de l'info ou de l'intox ?"

"Est-ce pour achalander un futur repreneur, est-ce de l'info ou de l'intox, on s'interroge. On reste vigilants. Ce que promet la direction ne doit pas donner aux salariés de faux espoirs", a réagi le syndicaliste.

Au niveau des investissements, la direction a confirmé que "tout est gelé, malgré de gros gains de productivité", a affirmé le syndicaliste. "On a une installation qui est obsolète, on nous a fait comprendre que son remplacement sera à charge du prochain propriétaire", a souligné M. Le Goff. Selon la CGT, les salariés de la Fonderie connaîtront le 13 octobre le nombre de repreneurs potentiels.

Installée à Caudan, près de Lorient, depuis 1965, la Fonderie de Bretagne fabrique des bras de suspension, des collecteurs et coudes d'échappement, ainsi que des différentiels de boîte de vitesse. En mars, les salariés de la Fonderie de Bretagne avaient entamé un mouvement de grève qui avait duré deux mois pour demander leur maintien dans le groupe Renault, après que le constructeur avait annoncé le 11 mars la mise en vente de l'usine afin de "pérenniser les activités et les emplois".

(Avec AFP)