36 millions de médicaments saisis en 2019 dans une vaste opération européenne

6 mars 2020 à 14h18 par Gabriel Macé

Au cour de l'année 2019, une vaste opération visant le trafic de médicaments en Europe a permis la saisie de 36 millions de médicaments et l'interpellation de 165 suspects !

ALOUETTE
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La troisième édition de l'opération "Mismed", pilotée en 2019 par les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) et les Douanes finlandaises, a permis le démantèlement de douze organisations criminelles et la saisie de 36 millions de médicaments et 110.000 ampoules d'une valeur marchande d'environ huit millions d'euros. Ont aussi été saisis 1,5 million d'avoirs criminels.

Selon Europol, les arrestations ont eu lieu dans 12 pays: la Belgique, Chypre, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, le Portugal, la Slovaquie, l'Espagne, l'Ukraine et le Royaume Uni. Au total, l'opération a regroupé 18 pays et s'est déroulée de juillet à octobre 2019.

En France, "Mismed" a permis l'arrestation de 23 suspects par les gendarmes et le démantèlement de cinq réseaux criminels aux ramifications internationales.

Dans ce cadre, les Douanes ont également intercepté près de 96.000 produits et 42 kilos de médicaments "détournés à des fins psychotropes ou dopantes", selon un communiqué commun des douanes et de la gendarmerie.

Les achats étaient souvent réalisés sur Internet

"La plupart des saisies ont été réalisées dans les centres de fret express et de tri postal, les achats illégaux de médicaments détournés de leur usage se faisant le plus souvent sur Internet", a commenté le communiqué.

Depuis leur lancement, les opération "Mismed" ont permis la saisie de médicaments détournés d'une valeur estimée à un demi-milliard d'euros et l'arrestation de 600 suspects, selon Europol.

Le trafic de médicaments est un véritable fléau dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique, mais n'épargne plus l'Europe.

"Des revenus supérieurs à ceux générés par le trafic de drogue et de plus faibles sanctions conduisent la criminalité organisée à investir ce volet de la délinquance pharmaceutique", font valoir la gendarmerie et les Douanes.

(Avec AFP)