Affaire de la Ferrari en Creuse : l'héritier relaxé

7 mars 2019 à 16h50 par Rédaction Alouette

<p>Le frère et la soeur réclament leur part du gâteau</p>

ALOUETTE

Un homme poursuivi par son fr�re et sa soeur pour avoir vendu une des Ferrari de collection de leur d�funt p�re, au prix mirobolant de 38 millions d'euros, a �t� relax� jeudi par le tribunal correctionnel de Gu�ret.

Poursuivi pour abus de confiance, Patrick Bardinon avait c�d� en 2014 � un riche Ta�wanais une 250 GTO de 1964, baptis�e la "Joconde des Ferrari" et qui �tait alors devenue le v�hicule le plus cher au monde.

Cette vente a d�clench� une querelle dans la fratrie. Jean-Fran�ois et Anne Bardinon r�clamaient devant la justice la r�int�gration du montant dans la succession et accusaient leur fr�re de s'�tre frauduleusement appropri� cette voiture au d�c�s de leur p�re Pierre, riche industriel et l'un des plus grands collectionneurs de Ferrari au monde.

"Mon fr�re et ma soeur n'ont jamais admis qu'il (son p�re) puisse me donner cette voiture", s'�tait d�fendu Patrick Bardinon, 61 ans, durant son proc�s en d�cembre.

Le parquet avait requis huit mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende � l'encontre de Patrick Bardinon.

"Cette d�cision d'innocentement n'est pas une surprise", ont annonc� dans un communiqu� les avocats de Patrick Bardinon, Mes Vincent Jamoteau et Pascal Rouiller.

"Une foule de t�moins �tait venue crier l'absolue bonne foi de Patrick Bardinon, ses liens privil�gi�s � sa m�re et � son p�re, et le cadeau qu'il s'�tait vu accorder par ce dernier", ont-ils expliqu�. "Seules l'explosion des prix des v�hicules de collection et la jalousie de son fr�re et de sa soeur (...) expliquent les poursuites dont il a injustement fait l'objet".

Me Philippe Lefaure, avocat de Jean-Fran�ois Bardinon, a annonc� qu'il faisait appel.

Outre leur demande de r�int�gration dans la succession de 42 millions d'euros, soit le prix de la vente de la voiture plus des int�r�ts, le tribunal a �galement d�bout� les parties civiles de leur demande de 200.000 euros pour pr�judice moral.

Dans les ann�es 70, l'industriel Pierre Bardinon poss�dait une soixantaine de Ferrari, achet�es � l'�tat d'�paves. La GTO 250, produite � seulement trois exemplaires en 1964 (sur 39 au total) et joyau de son mus�e priv� en Creuse, avait �t� acquise en 1978.

(avec AFP)