Climat : « Nous ne sommes pas sûrs de réaliser nos projets »

20 septembre 2019 à 6h29 par Bastien Bougeard

Ce vendredi 20 septembre, les lycéens sont appelés à manifester en faveur du climat. C’est la troisième manifestation Youth for Climate, mouvement initié par l’activiste suédoise Greta Thunberg. Les manifestants ont de réelles inquiétudes quant à leur avenir.

ALOUETTE
Pour la troisième fois en 2019, des lycéens vont descendre dans la rue pour demander plus de mesures
Crédit: European Green-FlickR

Pour la troisième fois de l’année, des lycéens n’iront pas en cours pour manifester en faveur du climat ce vendredi 20 septembre. Une nouvelle manifestation qui intervient après que des incendies aient touché l’Amazonie au cours de l’été. Ces images, elles ont tourné en boucle sur les différentes chaînes de télévisions et sur les réseaux sociaux. Nicolas Mercier, un des coordinateurs Tourangeaux du mouvement Youth For Climate, n’est pas resté insensible devant ce triste spectacle : « C’est une crise assez incroyable ! Finalement, ce n’est qu’un élément qui vient se rajouter à d’autres choses. Depuis mars, nous dénonçons l’inaction des gouvernements. Nous trouvons qu’ils ne mettent pas assez l’accent sur l’écologie et que les dirigeants insistent sur des choses qui nous semblent inutiles, par exemple une police de l’espace. »

Impuissance et inquiétude pour le climat

Avec d’autres élèves de son lycée, Nicolas Mercier ne va pas en cours ce vendredi 20 septembre. Il va battre le pavé dans les rues de Tours pour crier son inquiétude pour le climat et pour son avenir. « Au lycée, nous avons des projets pour notre avenir, nous les préparons. Au final, nous ne sommes pas sûrs de réaliser nos projets. Je suis inquiet, car nous vivons dans un monde où nous n’avons pas de pouvoir. C’est un monde dont l’héritage nous appartiendra et il va bien falloir en faire quelque chose de cet héritage. »

Des manifestants qui ne sont pas pris au sérieux

Ce choix, Nicolas en a fait part à ses parents : « Ils sont assez ouverts. Au début, ils étaient un peu sceptiques, car je suis dans une année importante (il est en terminale), mais si les résultats scolaires suivent, ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de soucis. » Cependant, le jour des manifestations, Nicolas essaie de convaincre les passants de se battre pour le climat. Parfois, le message a du mal à passer. « Certaines personnes ne nous prennent pas au sérieux ,car ils pensent que nous séchons les cours pour ne pas travailler. Hors, nous nous battons pour la protection de l’environnement, c’est une préoccupation importante pour nous aujourd’hui. » Au total, 5 000 villes du monde vont être concernées par une grève des lycéens pour la défense de l’environnement.