Des voitures-radar en décembre dans le Maine-et-Loire

26 novembre 2020 à 14h14 par Denis Le Bars

Les premières voitures-radar "à conduite externalisée" feront leur apparition en décembre sur les routes du Maine-et-Loire.

ALOUETTE
Crédit: twitter | préfecture Maine-et-Loire

La préfecture dresse la liste des routes qui seront empruntées par des voitures à conduite externalisée à compter du 1er décembre sur les routes du Maine-et-Loire. Autrement dit des véhicules banalisés conduits par des employés d'entreprises privées. Dans un communiqué, la préfecture précise que "l’accidentalité sur les 10 dernières années a été le premier critère de détermination de ces itinéraires. Ils couvrent la majeure partie du maillage routier départemental, les grands axes de circulation ainsi qu’une partie du réseau secondaire". Elle ajoute que les routes non parcourues par les voitures-radar resteront sous la surveillance des forces de l’ordre. Précisons par ailleurs que les voitures-radar ne sont pas signalées sur les routes : ces nouveaux systèmes utilisent un flash infra-rouge, non-visible pour les usagers flashés.

Un maillage complet

91 routes sont concernées. Les trois autoroutes qui traversent le département, les anciennes nationales (la 162 d'Angers vers Château-Gontier, la 160 entre Angers et Cholet, la 347 entre Angers et Saumur) et une mutlitude de départementales. 

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Pas de prime à l'infraction 

La préfecture précise par ailleurs que le conducteur de la voiture-radar "n'a aucune indication relative au constat d'infraction par le mécanisme qu'il transporte : il ne sait ni quel véhicule a été photographié, ni combien. Il en va de même pour l'entreprise qui l'embauche, qui ne pourra jamais accéder à la partie concernant les clichés de verbalisation, ni connaître le nombre d'infractions constatées par le biais des véhicules dont il a la charge durant leur conduite (les véhicules et les matériels radars restent propriété de l’État).

Les données enregistrées par les voitures-radar sont envoyées de façon cryptée aux officiers de police judiciaire en charge de la verbalisation. Ces officiers de police judiciaire, qui constatent et valident l'infraction, sont les mêmes que pour les radars fixes et les actuelles voitures-radar : ce sont les policiers et les gendarmes du Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR) au sein du Centre national de traitement (CNT) situé à Rennes.

L'entreprise privée ne pourra être intéressée au montant des amendes et aucune prime ne sera indexée au nombre de flashs".