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Finistère : échanges houleux entre Sea Shepherd et des comités des pêches

23 octobre 2020 à 17h00 Par Julia Maz-Loumides
Un semi-rigide Sea Shepherd et un bateau de pêche se sont croisés en mer.
Crédit photo : Archives

Le comité départemental des pêches du Finistère a reproché à l’ONG Sea Shepherd d’agir de manière dangereuse pour les marins. Cette accusation survient après une brève action de l’association envers des pêcheurs.

Les faits se seraient déroulés jeudi 22 octobre au matin. À bord d’un bateau semi-rigide, des militants auraient délibérément aveuglé, à l’aide de leur projecteur, un petit navire de pêche, empêchant le capitaine de naviguer. Par la suite, ils auraient continué leur route en passant entre le bateau et ses filets. "Une action inacceptable et dangereuse pour tout le monde", clame le comité départemental des pêches du Finistère.

"Une guérilla"

Ce vendredi 23 octobre, le comité national s’est joint à l’accusation en indiquant que "ce qui était censé constituer une lutte pour la préservation des océans et de la biodiversité s’apparente désormais à une guérilla". Pour les pêcheurs, la campagne de communication de l’association ainsi que ses pratiques sur les réseaux sociaux "frôlent la désinformation". Elle utiliserait "un animal totem (le dauphin, ndlr) qui – contrairement à ses affirmations – n’est pas en danger".

"Nos marins ont le droit d’être sur la zone"

Ce même vendredi 23 octobre, Sea Shepherd de rétorquer que "les dauphins et l’océan dans son ensemble sont en train de faire les frais de nos pratiques de pêche destructrices et le grand public a le droit de savoir ce qui se passe". Concernant l’accusation du comité, l’association indique que leurs équipes respectent la réglementation en vigueur et ne gênent pas les pêcheurs. "La mer est un domaine public qui n’appartient pas aux pêcheurs. Qu’ils le veuillent ou non, dès lors que nous ne gênons pas leurs manœuvres, nos marins ont le droit d’être sur la zone", indique l’ONG. Elle ne compte pas renoncer à "une présence en mer qui joue un rôle indispensable" mais renouvelle sa "volonté de dialoguer dans l’apaisement".

(avec AFP)