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Indre : Éguzon construit un bassin pour lutter contre les cyanobactéries

11 juillet 2019 à 07h48 Par Bastien Bougeard
Le lac d'Éguzon a été touché par la prolifération de cyanobactéries en 2017 et 2018.
Crédit photo : Wikimedia - Floppy 36

La commune de la vallée de la Creuse connaît une forte activité touristique autour de son lac. Avec la prolifération des cyanobactéries, les élus ont décidé de faire construire un bassin pour préserver la baignade et les acteurs du tourisme.

Un lac sans baigneurs, c’est l’image que l’on a pu constater à Éguzon ces deux dernières années. La prolifération des cyanobactéries, toxiques pour l’homme et les animaux, a contraint l’ARS (agence régionale de santé) à interdire la baignade pendant plusieurs semaines en 2017 et 2018. « Le lac d’Éguzon est un élément touristique important du sud de l’Indre, précise Dominique Lebrun adjointe au maire. Nous avons des touristes étrangers, mais aussi des personnes du département qui viennent profiter du plan d’eau. »

Un bassin pour préserver l'activité touristique

Chaque été, Éguzon-Chantôme double sa population en période estivale. « Pour nous ce lac, c’est un poumon économique. Nous avons beaucoup de gîtes, d’hôtels et de restaurant. Nous ne pouvons laisser ces commerces sans solutions » explique l’élue. S’ajoute à ça les professionnels proposant des activités nautiques comme du jet-ski ou encore de la voile. La commune a donc pris la décision de construire un bassin sur la plage. « Ça fonctionne comme une piscine. L’eau est filtrée et ça empêche. Ce bassin fonctionne indépendamment de l’eau du lac. Il n'y a  donc plus de problèmes de cyanobactéries. »

Déjà des interdictions de baignade

À cause de retards dans les travaux, le bassin n’a pu être achevé pour le début de la saison estivale. « Il sera prêt pour septembre 2019, précise Dominique Lebrun. En attendant, l’ARS effectue des prélèvements. Pour le moment, l’eau est de très bonne qualité. Néanmoins, nous restons prudents, après la canicule que nous venons de connaître, la situation peut très vite évoluer. » Dans le grand ouest, la baignade a déjà été temporairement interdite dans certains lacs.