Le procès en appel de l'affaire des mariages chinois de Tours a commencé

11 octobre 2017 à 13h40 par Rédaction Alouette

<p><span style="color:#000000"><span style="font-size:14px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">Le procès en appel de l'affaire d'escroquerie dite "des mariages chinois" de Tours s'est ouvert cet après-midi à Orléans en présence de l'ancienne maîtresse de Jean Germain, l'ex-sénateur-maire PS de Tours, qui s'était suicidé en avril 2015 quelques instants avant son procès.</span></span></span></p>

ALOUETTE

Le proc�s en appel de l'affaire d'escroquerie dite "des mariages chinois" de Tours s'est ouvert cet apr�s-midi � Orl�ans en pr�sence de l'ancienne ma�tresse de Jean Germain, l'ex-s�nateur-maire PS de Tours, qui s'�tait suicid� en avril 2015 quelques instants avant son proc�s.

Lise Han, originaire de Ta�wan, a �t� condamn�e en octobre 2015 par le tribunal correctionnel de Tours � 30 mois de prison, dont un an ferme, notamment pour escroquerie et d�tournement de fonds publics. Entre 2007 et 2011, elle organisait des "noces romantiques" pour les touristes chinois dans la r�gion des Ch�teaux de la Loire.

Aux termes de march�s de plusieurs centaines de milliers d'euros conclus entre la mairie de Tours et la soci�t� qu'elle avait crÈe, des couples chinois venaient renouveler leurs voeux devant le maire de la ville, dans le cadre d'un programme touristique comprenant visites de ch�teaux et promenades en cal�che.

Ma�tresse � l'�poque de Jean Germain, elle avait �t� embauch�e � la mairie pour superviser les �changes avec la Chine en 2008. M�me si elle avait alors d�missionn� de la direction de son entreprise, elle continuait de fait � en tirer les ficelles.

Elle aurait ainsi empoch� pr�s de 750.000 euros de march�s publics pour l'organisation entre 2008 et 2011 de la c�l�bration par le maire de Tours de 240 mariages symboliques de couples chinois.

Jean Germain �tait poursuivi pour complicit�, la justice le soup�onnant malgr� ses d�n�gations d'avoir �t� au courant de ce tour de passe-passe. Celui-ci, �galement s�nateur, qui avait �chou� � se faire rÈlire en 2014, s'�tait suicid� quelques instants avant l'ouverture pr�vue du proc�s, en avril 2015.

Lors de l'audience devant le tribunal correctionnel, le procureur Jean-Luc Beck avait d�nonc� de "joyeux montages" destin�s � garantir les march�s � la soci�t� de Lise Han et d�crit "un panier de crabes, avec un commandeur aujourd'hui d�c�d�, des conseillers, des jaloux, des courtisans, une favorite..."

Outre Mme Han, le tribunal correctionnel avait condamn� son �poux, qui avait accept� de jouer les hommes de paille pour elle, ainsi que l'ancien chef de cabinet du maire et l'ancien responsable d'une structure publique charg� de superviser le tourisme en Touraine. Tous trois comparaissent �galement mercredi devant la cour d'appel.

Ils avaient notamment �t� condamn�s � indemniser solidairement la ville de Tours � hauteur de 500.000 euros, ainsi qu'� verser 30.000 euros pour l'atteinte � l'image de la ville.