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Le régulateur américain préconise "une pause" dans l'utilisation du vaccin de Johnson & Johnson

Par Arnaud Laurenti
Crédit photo : Unsplash

Les autorités sanitaires américaines ont recommandé mardi "une pause" dans l'utilisation du vaccin contre le Covid-19 de Johnson & Johnson, afin d'enquêter sur l'apparition de cas graves de caillots sanguins chez plusieurs personnes aux Etats-Unis. L'entreprise a annoncé retarder le déploiement de son vaccin en Europe.

L'Agence américaine des médicaments (FDA) "est en train d'enquêter sur six cas rapportés aux Etats-Unis de personnes ayant développé des cas graves de caillots sanguins après avoir reçu le vaccin", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Les Centres américains de lutte et de prévention des maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays, se réuniront mercredi afin d'évaluer ces cas. L'agence américaine des médicaments passera ensuite en revue leurs conclusions.

"Tant que cette procédure est en cours, nous recommandons une pause", a ajouté la FDA.

Plus de 6,8 millions de doses du vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson ont déjà été administrées sur le territoire américain et ce type d'effets secondaires graves apparaît pour le moment "extrêmement rare", ont précisé les autorités sanitaires.

Retardement du déploiement en Europe

Cette annonce survient alors que l'Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué la semaine dernière elle aussi enquêter sur des liens entre le vaccin de "J&J" et des cas de caillots sanguins.

Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson a indiqué mardi qu'il avait "pris la décision de retarder le déploiement" de son vaccin unidose contre le Covid-19 en Europe après la décision des autorités sanitaires américaines de recommander "une pause" dans son utilisation aux Etats-Unis.

Les principales agences fédérales de santé publique du pays souhaitent enquêter sur six cas de personnes ayant développé des cas graves de caillots sanguins après avoir reçu le vaccin dans le pays. Johnson & Johnson "est en train d'étudier ces cas avec les autorités européennes de santé", a indiqué le groupe dans un message transmis à l'AFP.

(avec AFP)