Métam-sodium : 70 plaintes déposées dans le Maine-et-Loire

13 février 2019 à 14h06 par Rédaction Alouette

<p>Les plaintes ont été déposées par les victimes des intoxications au métam-sodium enregistrées début octobre autour de deux exploitations du Maine-et-Loire</p>

ALOUETTE

Plus de 70 plaintes ont �t� d�pos�es dans le Maine-et-Loire pour blessures involontaires � la suite d'intoxications aux pesticides � base de m�tam-sodium, interdits depuis lors par les autorit�s sanitaires, a-t-on appris mercredi aupr�s de la gendarmerie.

Les plaintes ont �t� d�pos�es pour blessures involontaires par violation � une obligation de s�curit� ou de prudence aupr�s de la compagnie de gendarmerie d'Angers, en charge de l'enqu�te, selon la m�me source confirmant une information du quotidien local Le Courrier de l'Ouest.

La plupart des plaintes �manent des personnes intoxiqu�es le 9 octobre � Brain-sur-l'Authion, � l'est d'Angers. Ce jour-l�, 61 personnes, des ouvriers agricoles pour la plupart, avaient �t� intoxiqu�es au m�tam-sodium, souffrant d'irritations des voies oculaires et respiratoires. L'accident avait provoqu� 17 hospitalisations.

Trois jours plus tard, une nouvelle intoxication avait eu lieu non loin de l� sur une autre exploitation agricole du Maine-et-Loire.

Le parquet ouvre une enqu�te

Le procureur d'Angers Yves Gambert a indiqu� � l'AFP que l'enqu�te pr�liminaire ouverte sur ces faits �tait toujours en cours.

D�but novembre, l'Agence nationale de s�curit� sanitaire (Anses) a interdit ce pesticide, mettant en avant "des risques inacceptables pour la sant� humaine et l'environnement".

Les produits � base de m�tam-sodium servent � d�sinfecter les sols, contre des champignons ou des vers, avant l'installation d'une culture. Ils sont notamment employ�s pour des cultures mara�ch�res comme la m�che et la tomate, ou encore en horticulture.

Environ 700 tonnes �taient utilis�es chaque ann�e en France, selon l'Anses.

Dans un rapport remis en d�cembre 2017 au gouvernement fran�ais, le m�tam-sodium �tait d�crit comme l'une des "substances les plus utilis�es et identifi�es comme les plus pr�occupantes". Depuis cette date, son interdiction avait �t� propos�e par plusieurs parlementaires par voie d'amendement.

Avec AFP