Saisie de 2,5 tonnes de drogue à Angers : quatre mises en examen

13 février 2019 à 13h29 par Rédaction Alouette

<p>Il s'agit de l'une des plus grosses prises de l'année 2018. Une marchandise éstimée à près de 25 millions d'euros.</p>

ALOUETTE

La police judiciaire a saisi � Angers plus de 2,5 tonnes de r�sine de cannabis, soit environ 25 millions d'euros de marchandise, donnant lieu � quatre mises en examen.

Apr�s plusieurs mois d'enqu�te, le Service r�gional de police judiciaire (SRPJ) d'Angers a saisi jeudi dernier des dizaines de "valises marocaines", � savoir des plaquettes de cannabis conditionn�es contenant chacune une trentaine de kilos de r�sine, dans un fourgon utilitaire gar� dans un quartier du sud d'Angers. Le fourgon �tait arriv� la veille de la r�gion parisienne, pr�c�d� par un "go fast", une voiture ouvreuse charg�e de donner l'alerte en cas de pr�sence des forces de l'ordre.

Quatre hommes originaires de l'Ouest de la France, dont Angers, �g�s de 26 � 37 ans, ont �t� mis en examen des chefs d'association de malfaiteurs et d'importation, acquisition, offre ou cession, d�tention et transport non autoris�s de stup�fiants. Ils ont �t� plac�s en d�tention provisoire dans quatre maisons d'arr�t diff�rentes pour �viter tout rapport entre eux.

"C'est effectivement une tr�s, tr�s grosse prise, la plus grosse en France m�tropolitaine en 2018", s'est f�licit� le procureur de la R�publique d'Angers Yves Gambert. "C'est un bon travail du SRPJ d'Angers qui a �t� r�compens� � force de labourer le terrain dans tous les sens avec l'aide des services de gendarmerie", a-t-il ajout�, pr�cisant que "tous les moyens techniques imaginables" avaient �t� mis en place, filatures, �coutes, etc.

"En tirant sur la ficelle, le juge et les enqu�teurs se sont aper�us qu'il s'agissait d'un vrai trafic, et manifestement la r�gion d'Angers est une grosse plate-forme logistique", a ajout� le procureur, pr�cisant qu'il s'agit de "produits marocains".

L'information judiciaire ouverte en mai et confi�e � un juge d'instruction angevin est toujours en cours. "Toutes les personnes que nous voulions interpeller ne l'ont pas �t�. Il s'agit de trafiquants professionnels qui communiquent avec du mat�riel crypt', a pr�cis� M. Gambert.

Des perquisitions ont �galement �t� r�alis�es, notamment dans un commerce du centre d'Angers destin� � devenir un bar � chicha. Cinq armes de poing ainsi que des munitions, trois voitures et 30.000 euros ont �t� trouv�s lors des perquisitions.

Pendant les interrogatoires, les quatre mis en cause ont simplement d�clar� avoir transport� le v�hicule d'un point A � un point B sans �tre au courant de la nature de la marchandise transport�e. L'un d'eux a assur� qu'il pensait livrer du tabac � chicha et justifie la m�thode du "go fast" par la volont� d'�viter les taxes douani�res.

"Les mis en cause �taient connus des services de police mais ce ne sont pas des d�linquants qui se retrouvaient r�guli�rement en garde � vue. Ils ne voulaient pas attirer l'attention sur eux", a indiqu� de son c�t� � l'AFP le commissaire L�onard Fauvet, directeur adjoint du SRPJ d'Angers, ajoutant que les enqu�teurs ne "s'attendaient pas forc�ment � saisir une telle quantit� de stup�fiants".

 

(avec AFP)