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Saumur : vers un procès dans l'accident mortel du belvédère?

07 March 2018 à 08h00 Par Rédaction Alouette

Y aura-t-il un procès dans le dossier de l'accident du belvédère en 2012 qui avait coûté la vie à une jeune saisonnière de 22 ans? La chambre d'instruction d'Angers doit rendre sa décision ce mercredi. 

Y aura-t-il un procès dans le dossier de l'accident du belvédère en 2012 qui avait coûté la vie à une jeune saisonnière de 22 ans? La chambre d'instruction d'Angers doit rendre sa décision ce mercredi. 

Cinq ans et demi après l'accident mortel du belvédère à Saumur, on saura aujourd'hui si l'affaire sera un jour jugée devant un tribunal ou si elle sera définitivement close pénalement

Petit rappel des faits : le lundi 6 août 2012, une barrière en rondin de bois cède sous le poids de deux jeunes saisonniers, venus profiter de la vue panoramique qu'offre le belvédère du château. La chute de 7 mètres est fatale pour une jeune femme de 22 ans, qui tombe la tête la première sur une dalle de béton. 

Après deux ans d'enquête, une instruction est ouverte. La juge d'instruction met alors quatre personnes en examen, dont l'ancien maire de la ville Michel Apchin. Mais, la magistrate se ravise et conclut finalement son information judiciaire par une ordonnance de non-lieu général. 

L'ancien directeur des services techniques pourrait être jugé

La famille de la jeune victime n'accepte pas ce non-lieu et fait appel de cette décision. La chambre d'instruction d'Angers a examiné cette demande le 10 janvier dernier et le parquet général a créé la surprise en demandant le renvoi en correctionnel de l'ancien directeur des services de la ville, estimant que ce dernier a été l'un des architectes ayant participé à l'installation défaillante. 

Si la chambre suit ces recommandations, Olivier Tcherkessoff pourrait être jugé et la justice examinera son degré de responsabilité dans ce dramatique accident. 

En revanche, il y a peu de chances que les trois autres personnes qui avaient été mises en examen soient, elles aussi, renvoyées devant un tribunal correctionnel. Lors de l'examen du dossier, le parquet général avait demandé, pour eux, la confirmation du non-lieu

Alors, se dirige-t-on finalement vers un procès dans ce dossier, toujours très sensible? Réponse ce mercredi.