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TER : ouverture à la concurrence ce mardi en région

03 décembre 2019 à 08h34 Par Arnaud Laurenti
Crédit photo : Archives

À partir d'aujourd'hui, les régions ont la possibilité de lancer des appels d'offres pour confier la gestion des lignes TER à un opérateur privé.

C'est l'un des effets de la loi ferroviaire du 27 juin 2018 : le texte prévoit l'ouverture à la concurrence du secteur du rail. L'objectif principal est de faire des économies de fonctionnement et de réinvestir les budgets dans l'achat de trains supplémentaires.

D'autres opérateurs que la SNCF

Parmi les premières régions prêtes à faire jouer la concurrence, le Grand-Est, les Hauts-de-France, la région PACA et les Pays de la Loire. Les élus reprochent régulièrement à la SNCF son manque de souplesse, sa totale absence de transparence dans les comptes, ses coûts élevés, son incapacité à planifier les travaux, sa mauvaise volonté à communiquer des données sur les lignes, et bien sûr la fermeture des guichets, les horaires inadaptés, les trains supprimés, les retards, les grèves...

L'entreprise publique a récemment lancé un vaste "plan de transformation", promettant d'être plus ouverte, plus proche des territoires, et d'améliorer son service. 

"Pour TER, il y a un risque", reconnaissait fin novembre le nouveau patron de la SNCF Jean-Pierre Farandou, devant des cheminots lors d'une visite Gare Saint-Lazare à Paris.

"Mais ce risque est limité", selon lui. Sur les 10 à 12% des réseaux que les régions vont ouvrir à la concurrence, "on va bien en gagner la moitié, donc au pire on va perdre 5-6%, ce n'est pas très grave", jugeait-il.

Tous les TER transportent actuellement 1 million de voyageurs par jour.

Un appel d'offre bientôt lancé en Pays de la Loire

La région Pays de la Loire a lancé en avril dernier un Appel à Manifestation d'Intérêt (AMI) auprès des opérateurs candidats. L'objectif : renforcer l'offre de transports et améliorer la qualiter du service. Sept groupe ont présenté leur candidature : Arriva, RATP Dev, SNCF Mobilités, Transdev, Alpha Trains, Alstom et Centrus.

Outre les TER, la même règle s'applique pour les Intercités : l'Etat souhaiterait notamment ouvrir à la concurrence les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon.

Les premiers "trains de la concurrence" ne devraient pas circuler avant 2022.