Un militaire du régiment de la Braconne en Charente tué dans le nord du Mali

5 novembre 2016 à 11h22 par Rédaction Alouette

ALOUETTE

Un militaire fran�ais, victime d'une mine, est mort dans la nuit de vendredi � samedi dans le nord du Mali, o� des groupes jihadistes restent actifs malgr� la signature d'un accord de paix en 2015.

"Le vendredi 4 novembre 2016, vers 14h00, deux v�hicules de l'avant blind� (VAB) appartenant � un convoi logistique de la force Barkhane (Mali), arm� par le 515e r�giment du train, ont subi une attaque par un engin explosif alors qu'ils faisaient route au nord-est de Kidal", a annonc� le minist�re de la D�fense dans un communiqu�.

"L'explosion a provoqu� la mort du mar�chal des logis-chef Fabien Jacq, bless� plus l�g�rement un autre soldat et commotionn� trois autres", a-t-il ajout�.

Le convoi d'une soixantaine de v�hicules faisait route vers Abe�bera (140 km au nord-est de Kidal) lorsque l'explosion s'est produite au passage d'un des v�hicules, a pr�cis� le porte-parole de l'�tat-major des arm�es, le colonel Patrik Steiger.

La nature du d�clenchement - � distance ou pas - n'est pas encore d�termin�e, a-t-il ajout�. Les soldats bless�s ont �t� transf�r�s par h�licopt�re vers le poste fran�ais de Tessalit, plus au nord, o� le mar�chal des logis-chef, �g� de 28 ans, a �t� pris en charge par une �quipe m�dicale. Malgr� les soins prodigu�s, il est d�c�d� peu apr�s.

Engag� dans l'arm�e depuis neuf ans, Fabien Jacq avait servi au Liban, en Afghanistan et une premi�re fois au Mali en 2013. Il avait �galement particip� � deux reprises � l'op�ration Sentinelle, mise en place sur le territoire national apr�s les attentats de janvier 2015.

Sa mort porte � 16 le nombre de militaires fran�ais tu�s au Mali depuis l'intervention Serval en janvier 2013, � laquelle a succ�d� l'op�ration Barkhane (4.000 hommes) - �tendue sur cinq pays - en ao�t 2014, selon un d�compte de l'AFP. Deux militaires sont �galement morts au Niger et au Burkina Faso.

Les derniers d�c�s annonc�s remontaient au mois d'avril: trois soldats avaient �t� tu�s par l'explosion d'une mine au passage de leur v�hicule blind� � l'approche de Tessalit.

Les groupes jihadistes qui avaient pris le contr�le du nord du Mali en ont �t� en grande partie chass�s � la suite de l'op�ration Serval.

Mais des zones enti�res �chappent encore au contr�le des forces maliennes et de l'ONU (Minusma), qui sont r�guli�rement la cible, tout comme Barkhane, d'attaques attribu�es � des groupes terroristes arm�s.

Un accord de paix cens� isoler d�finitivement les jihadistes a �t� sign� en mai-juin 2015, mais son application accumule les retards.

 

- R�duire les groupes arm�s -

 

Outre les "rivalit�s entre Touaregs" signataires, on assiste � une "recrudescence de groupes terroristes li�s � Al-Qa�da, organis�s autour de Iyad ag Ghali (Ansar Dine)", relevait r�cemment un responsable fran�ais.

"A partir du moment o� ils recr�ent une dynamique, ils attirent des vocations (...) Il y a beaucoup moins de demande qu'en 2013 mais il faut faire extr�mement attention", ajoutait-il.

Fran�ois Hollande a "salu� le sacrifice" du sous-officier, dont le r�giment est bas� � La Braconne, pr�s d'Angoul�me (Charente). "Toute mon estime � ceux qui nous d�fendent", a �galement tweet� Manuel Valls.

Fran�ois Hollande "exprime sa confiance et sa fiert� aux soldats des forces fran�aises qui apportent leur soutien � l'arm�e malienne et � la mission des Nations Unies (Minusma) pour la mise en oeuvre de l'accord de paix au Mali et la r�duction des groupes arm�s terroristes dont la menace p�se sur l'ensemble du Sahel", souligne l'Elys�e.

Le ministre de la D�fense, Jean-Yves le Drian, a pr�sent� "ses condol�ances" � la famille et aux fr�res d'armes du sous-officier et les a assur�s de "son plein soutien dans cette douloureuse �preuve".

L'op�ration fran�aise Barkhane contre les jihadistes, qui s'�tend sur le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso, proc�de actuellement � une "mont�e en gamme" avec la fin de la saison des pluies, a expliqu� le colonel Steiger.

Quatre canons Caesar, d'une port�e de 40 kilom�tres, ont ainsi �t� positionn�s fin octobre dans le nord du Mali. Quatre autres Caesar sont �galement d�ploy�s actuellement en Irak pour appuyer les forces irakiennes dans leur offensive pour reprendre Mossoul au groupe Etat islamique (EI).