Une deuxième usine de masques va ouvrir près d'Angers

10 juin 2020 à 5h51 par Arnaud Laurenti

L'entreprise Kolmi-Hopen qui produit déjà 1 million de masques par jour sur son site de Saint-Barthélemy-d'Anjou prévoit d'ouvrir une deuxième usine à Beaucouzé afin de tripler sa production.

ALOUETTE
Emmanuel Macron lors de sa visite de l'usine Kolmi-Hopen fin mars.
Crédit: Archives

Depuis le début de la crise sanitaire, l'usine du fabricant de masques Kolmi-Hopen installée à Saint-Barthélemy-d'Anjou tourne à plein régime, 7 jours sur 7, pour produire quotidiennement un million de masques. L'entreprise va ouvrir un deuxième site début juillet afin de répondre à son carnet de commandes : une cinquantaine d'emplois devraient être créés.

3,5 millions de masques

La société a déjà doublé ses effectifs afin de répondre à la demande, en passant de 102 à 210 salariés depuis le début de la crise sanitaire. Afin de réduire la cadence la infernale, et répondre au carnet de commandes rempli jusqu'en avril 2021, Kolmi-Hopen va installer début juillet une autre usine à Beaucouzé, selon le Journal des entreprises.

Les locaux de 5000 m², autrefois utilisés par une entreprise de réparation de smartphones, vont accueillir une dizaine de machines et une cinquantaine de salariés supplémentaires. De quoi permettre à Kolmi-Hopen de produire 3,5 millions de masques par jour.

D'autres produits

Si la société produit actuellement principalement des masques médicaux, son site de Saint-Barthélemy-d'Anjou doit prochainement reprendre la fabrication d'autres accessoires : surchaussures, charlottes, et gants notamment. L'ouverture d'un autre site, à Beaucouzé, va permettre à l'entreprise de reprendre progressivement la production de ses autres produits, destinés à d'autres secteurs que le médical.

"Il ne s’agit pas de l’installation temporaire d’une unité de production pour répondre à une augmentation ponctuelle de l’activité. C’est une nouvelle entreprise, que nous avons appelé Medicom Kolmi-Hopen Ingeneery et que nous voulons bien entendu pérenniser. Cette installation était indispensable car l’activité depuis le début de la crise est intense et notre usine actuelle est saturée.", précise Gérald Heuliez, le directeur général, au Journal des entreprises.