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Vendée Globe : Damien Seguin reprend les commandes

10 novembre 2020 à 14h10 Par Arnaud Laurenti
Crédit photo : Yvan Zedda | Alea

Longeant les côtes espagnoles, au large du cap Finisterre, Damien Seguin (Groupe Apicil) s'est repositionné mardi à mi-journée en tête du Vendée Globe. La flotte doit faire face à un premier grand front avec des fortes rafales de vent dans la soirée et la nuit de mardi.

Partis dimanche des Sables-d'Olonne, les skippers du Vendée Globe slaloment mardi entre cargos et bateaux de pêches au large des côtes espagnoles et se préparent à affronter une grosse tempête qui devrait laisser des traces.

Des bouchons !

"En ce moment, il y a des bateaux partout, des pêcheurs, des bateaux de la course, on va rentrer dans le rail d'ici peu. On dormira plus tard !", a expliqué Jean Le Cam (Yes We Cam!), deuxième de la course au classement à mi-journée mardi, juste derrière Damien Seguin (Groupe Apicil).

Le leader, premier skipper avec un handicap à faire le Vendée Globe, confirme que cette partie de course n'est pas sans risque alors qu'il a dû plonger pour retirer un filet de pêche.

"La nuit n'a pas été simple, il a fallu naviguer en faisant attention à tous les pêcheurs le long de la côte. Avant le lever du soleil, le bateau ralentissait, j'ai mis la tête sous l'eau et j'ai vu qu'il y avait un gros filet dans la quille. J'ai mis le masque et les palmes et je suis allé couper tout ça", a raconté Seguin lors d'une liaison avec le PC Course.

Le marin de 41 ans s'apprête à vivre une nuit très mouvementée comme d'autres concurrents du Vendée Globe, alors que se profile un front puissant avec des rafales de vents et des vagues très formées.

Premier test

"On s'en serait bien passé. Il faut être sage, ce n'est pas là que le Vendée Globe se gagne mais c'est là qu'il peut se perdre", a-t-il relevé.

Ce sera donc un premier grand test pour la flotte, menée par des bateaux ancienne génération alors que les bateaux flambant neuf dits "volants" sont disséminés en fonction des options qu'ils ont choisies pour utiliser au mieux la force du vent, ce qui les a fait s'écarter de la route directe.

À la barre d'une des ces machines, Charlie Dalin (Apivia) a passé sa journée de lundi à descendre vers le Cap Finisterre pour aller chercher une bascule et aller vers l'ouest, comme d'autres favoris tels Jérémie Beyou (Charal). "Mais il y a un gros, gros, gros méchant front qu'il va falloir négocier", a-t-il dit.

Ce premier front sera un premier grand test, avec des rafales de vents de 40 à 45 noeuds (74 à 83 km/h) et des creux de 5 à 6 mètres.

Un passage difficile qui devrait éprouver durement les marins avant une dépression attendue jeudi, encore plus redoutable.

"Ils ne sont pas très chanceux sur cette descente, et il faut se méfier de la prochaine dépression qui peut être sévère", a prévenu le directeur de course Jacques Caraes.

Sur les 33 skippers ayant pris le départ dimanche, Fabrice Amedeo (New Rest - Art & Fenêtres) est revenu au port pour réparer une fissure en haut du mât. Il devrait repartir mardi soir.

(avec AFP)