Pfizer demandera très prochainement l'autorisation du rappel de vaccin chez les 5-11 ans

14 avril 2022 à 17h01 par Arnaud Laurenti

Cette demande en urgence concernera tout d'abord les États-Unis.

Pfizer demandera très prochainement l'autorisation du rappel de vaccin chez les 5-11 ans
Crédit: Unsplash

L'alliance Pfizer-BioNTech a annoncé jeudi des résultats positifs pour ses essais cliniques portant sur un rappel de son vaccin anti-Covid chez les enfants de 5 à 11 ans, et dit prévoir de déposer une demande d'autorisation "dans les prochains jours" aux États-Unis, puis ailleurs dans le monde.

Les essais ont notamment analysé le sang d'enfants ayant reçu cette dose de rappel environ six mois après la deuxième. Après l'injection, les niveaux d'anticorps neutralisants contre le variant Omicron ont été multipliés par 36 par rapport aux niveaux observés après la deuxième dose.

Omicron est désormais le variant dominant dans le monde.

 

D'abord les États-Unis

Les deux doses initiales pour les enfants de 5 à 11 ans sont autorisées par l'Agence américaine des médicaments (FDA) depuis fin octobre.

Le dosage utilisé pour cette tranche d'âge est de 10 microgrammes, tant pour les injections initiales que pour la dose de rappel (contre 30 microgrammes pour les 12 ans et plus).

Pfizer et BioNTech "prévoient de soumettre une demande pour une autorisation d'utilisation en urgence d'un rappel chez les enfants âgés de 5 à 11 ans aux Etats-Unis dans les prochains jours", selon un communiqué commun.

"Les entreprises prévoient également de partager ces données avec l'Agence européenne des médicaments (EMA) et d'autres agences de régulation dans le monde dès que possible", ajoute le communiqué.

Pour les moins de 5 ans, les résultats des essais cliniques de ce vaccin sont toujours attendus, après que les entreprises ont annoncé vouloir tester pour eux une série initiale de trois doses.

En effet, pour ces très jeunes enfants, un dosage de seulement 3 microgrammes par piqûre a été choisi, mais la réponse immunitaire déclenchée après seulement deux doses n'était alors pas suffisante.

 

(avec AFP)