Pourquoi cherche-t-on de l’or entre Angers et Châteaubriant ?
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Pourquoi l’État autorise-t-il un projet de prospection minière dans l’Anjou et le nord de la Loire-Atlantique ? Et pourquoi suscite-t-il autant d’opposition locale ? Le permis exclusif de recherches minières "Bélénos", accordé à l’entreprise bretonne Breizh Ressources, crée aujourd’hui de vives tensions.
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Chercher de l’or, ici ? La question surprend. Et pourtant, le sous-sol entre Angers et Châteaubriant attire l’attention de l’État et des industriels. Le permis exclusif de recherches de mines (PERM) Bélénos a été octroyé par arrêté ministériel le 3 décembre 2025 à la société bretonne Breizh Ressources. Il autorise une phase de prospection minière, et non d’exploitation, sur un périmètre de 441 km², concernant 18 communes et près de 48 000 habitants.
Dans le Maine-et-Loire, dix communes sont concernées : Angrie, Bécon-les-Granits, Candé, Challain-la-Potherie, Chazé-sur-Argos, Loiré, Val d’Erdre-Auxence, Longuenée-en-Anjou, Saint-Clément-de-la-Place et Erdre-en-Anjou. En Loire-Atlantique, huit communes sont incluses : La Chapelle-Glain, Erbray, Grand-Auverné, Moisdon-la-Rivière, Petit-Auverné, Le Pin, Saint-Julien-de-Vouvantes et Vallons-de-l’Erdre.
Concrètement, cette phase prévoit des prélèvements de sols, tous les 200 à 400 mètres, parfois sur des terrains privés, afin de confirmer la présence de ressources minérales.
Pourquoi l’État autorise-t-il ces recherches ?
Pour l’État, l’enjeu est stratégique. Le sous-sol français appartient à la Nation, et le Code minier permet d’autoriser des recherches dans l’intérêt national. Depuis plusieurs années, la France et l’Union européenne cherchent à mieux connaître leurs ressources minières, afin de réduire la dépendance aux importations. Fer, métaux polymétalliques, uranium… Ces zones sont déjà connues pour leur richesse géologique.
Mais l’or change la donne. Rare, très cher, exploitable même en petites quantités, il peut rendre un projet économiquement attractif. Pour Thierry, membre du collectif Stop Bélénos, c’est précisément ce point qui inquiète :
"On ne parle que de prospection, mais les deux phases sont liées. Si le potentiel est démontré, il sera beaucoup plus difficile de bloquer l’ouverture d’une mine."
Sur le papier, le PERM ne vaut pas autorisation d’exploiter. Mais il ouvre un droit de suite : si les résultats sont jugés suffisants, l’entreprise qui explore est la seule à pouvoir demander une concession minière.
Pourquoi les habitants s’inquiètent-ils ?
C'est précisément ce point qui alimente les craintes locales. Pour le collectif Stop Bélénos, la prospection n’est pas une étape neutre mais le début d’un processus potentiellement irréversible. Les inquiétudes portent d’abord sur l’eau.
Les opposants redoutent aussi la présence de métaux lourds naturellement contenus dans les roches : mercure, arsenic ou encore résidus radioactifs. Le paysage et l’économie locale sont également en jeu.
" Pour quelques grammes de métal, on laisse derrière nous des tonnes de roches broyées. Des terrils. Des terres agricoles sacrifiées"
Selon lui, les retombées financières pour les communes seraient faibles, comparées aux impacts à long terme. Plusieurs élus locaux partagent ces réserves. En Loire-Atlantique, des maires dénoncent un manque de concertation et envisagent des délibérations municipales contre le projet.
Une mobilisation citoyenne en cours
Face à ces enjeux, la contestation s’organise. Le collectif Stop Bélénos se veut horizontal et citoyen. Agriculteurs, habitants, élus locaux y côtoient des riverains inquiets pour leur cadre de vie. Un rassemblement citoyen est prévu à 10h ce samedi 17 janvier à Candé, dans le Maine-et-Loire.
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